C'est le mode de cuisson le plus simple. Il
consiste à maintenir pendant un temps plus
ou moins long un aliment dans de l'eau ayant
atteint la température de 100°. Il y a
plusieurs façons de procéder :a)
mettre l'aliment dans l'eau froide et
augmenter progressivement la température
jusqu'à l'ébullition. L'aliment abandonne
peu à peu son parfum et ses substances
solubles. On a un excellent bouillon. Ex. :
bouillon de légumes, pot-au-feu;
b) mettre l'aliment dans l'eau
bouillante : il se produit une coagulation
de la surface de cet aliment, et ainsi les
principes sapides ne peuvent, dans une
certaine proportion, s'échapper de
l'aliment. Celui-ci a donc plus de goût. Ex.
: pot-au-feu;
c) si l'on veut empêcher tout
échange entre l'aliment et le liquide, on
utilisera le procédé de la cuisson à la
vapeur. Il suffit de placer l'aliment sur
une grille spéciale (ou dans une passoire)
au-dessus d'eau bouillante. Bien couvrir. Il
existe des marmites spéciales pour cuisson à
la vapeur.
Le temps de cuisson, dans ce cas, est plus
long que si l'aliment est immergé. Saler
l'aliment au début de cuisson;
d) si l'on veut, au contraire,
favoriser au maximum les échanges entre le
liquide et l'aliment et donner à celui-ci
(poisson, abats) une saveur plus prononcée,
on le cuira dans de l'eau — ou du lait —
déjà aromatisé (épices, légumes variés) à la
suite d'une ébullition prolongée. C'est le
court-bouillon.
Dans la cuisson à l'eau, mettre de 8 à 10
g de sel par litre.