Les
corrections de la vendange :
Les aléas
météorologiques modifient l'état des vendanges
de manière parfois importante d'une année sur
l'autre, déséquilibrant ou altérant la
récolte ; pour palier ces déficiences, le
vinificateur a recours à certaines pratiques
rigoureusement réglementées :
pour
compenser le manque de maturité dû à un été
particulièrement chaud, il est possible
d'enrichir la vendange en sucre (par
chaptalisation, c'est à dire par adjonction de
sucre de betterave, de canne, de raisin ou de
moûts concentrés) et d'en diminuer l'acidité
(soit biologiquement en cours de fermentation
malolactique, soit en ajoutant des sels qui
précipitent l'acide en excès, soit en utilisant
certaines espèces de levures pendant la
fermentation alcoolique).
Au contraire, les années
chaudes et précoces, les raisins sont
riches en sucre mais peu acide ; pour
compenser ces variations qui nuiraient à
l'équilibre et la conservation des vins,
la loi autorise l'addition d'acide
tartrique ou l'apport de grappillons
verts.
Lorsque, les semaines
précédant les vendanges, le temps est
chaud et humide, la pourriture grise se
développe rapidement :
il convient alors de trier
la récolte en éliminent les grappes
atteintes ou de vinifier les raisins
noirs en les chauffant (procédé appeler
thermovinification).
Enfin, pour avoir dans son
jeu tous les atouts de la réussite, le
vinificateur doit disposer de raisins
entiers qui n'ont pas été écrasés
lors de la cueillette et du transport en
vue d'éviter tout début d'oxydation.
Afin de respecter l'intégrité des grappes, la récolte
manuelle reste inégalable, indispensable même dans le
cas de vendanges par tries (pour ne ramasser que les
grains sur mûris), ou nécessitant des grains entiers
(comme il est de règle en Champagne), ou pour les vins
obtenus par macération carbonique (comme le Beaujolais).
Mais les progrès techniques récents permettent aussi de
vendanger
mécaniquement sans trop endommager les baies, lorsque la
configuration du vignoble s'y prête.