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La découverte du chocolat, boisson
des dieux.
Christophe
Colomb découvrit le chocolat au nouveau monde.
En effet, les Aztèques consommaient le chocolat
bien avant tout le monde sous la forme d'une
boisson amère à base de graines de cacao grillées
et d'épices. Rien à voir avec le chocolat que
nous connaissons actuellement, à tel point que
les conquistadores la trouvaient imbuvable.
Malgré tout,
chez les Aztèques cette boisson sacrée était
tellement appréciée que seuls les gens riches
en consommaient. Les graines de cacao étaient
aussi utilisées comme monnaie par les indigènes.
Aussi, les conquistadores ne virent initialement
dans le cacao qu'un moyen d'échange pour obtenir
de l'or.
Le
chocolat à la conquête du vieux
continent.
Grâce à
l'ajout de sucre de canne, le cacao
devint une boisson très appréciée par
la noblesse européenne. A cette époque,
les médecins prescrivaient le chocolat
pour soigner certaines maladies.
Le secret
de fabrication du chocolat fut
jalousement gardé par le milieu
aristocratique espagnol. Malgré tout, le
succès de cette boisson traversa les
frontières d'Europe. Chaque pays allait
l'apprécier et l'accommoder suivant son
tempérament et ses affinités nationales.
La praline
et le ballotin ou le chocolat belge.
Dès le début
de son histoire en Belgique, le chocolat
a eu la vocation de se faire offrir.
C'est en 1912 que la confiserie belge
inventa la "praline" tel que
nous la connaissons aujourd'hui, une
bouchée de chocolat fourrée qui répondait
parfaitement à cette vocation.
Pour préserver
la délicatesse des ces fines pralines,
un emballage spécial fût breveté sous
le nom de "ballotin". Depuis
lors, orné de ses plus beaux attributs,
le ballotin de pralines devint le cadeau
idéal à offrir en toute circonstance.
En FRANCE
C'est à
BAYONNE qu'il débarque dés 1609 ,
"première ville chocolatière"
de France
A cette
date, des Juifs portugais débarquèrent
à Bayonne et sinstallèrent au
faubourg Saint-Esprit quils avaient
le droit de quitter au lever du jour pour
aller travailler dans la cité de lautre
côté de lAdour.
Ils
devaient impérativement retourner à
Saint-Esprit avant le coucher du soleil.
Il est probable que des artisans
chocolatiers faisaient partie de ce
premier convoi, et il en vint dautres
dans les années suivantes qui acclimatèrent
à Bayonne les techniques de fabrication
du chocolat.
Elles étaient
alors rudimentaires : lartisan
posant sur une pierre incurvée et chauffée
par un brasero, des fèves de cacao torréfié
quil écrasait, à genoux, avec un
bâton dur afin den extraire la
poudre de cacao qui donnait le divin
breuvage. Les Bâillonnais apprirent vite
cette technique et formèrent une
corporation, une guilde, dont ils
voulurent exclure les juifs. Cette
querelle défraya la chronique de la
ville au XVIII° siècle jusquà ce
que le Parlement de Bordeaux repousse
cette prétention en 1767. Le chocolat de
Bayonne devint un présent de choix
offert à tous les hôtes dhonneur
de la ville et sa réputation dépassa
largement les limites de la région.
De véritables
dynasties de chocolatiers apparurent qui
maintinrent la tradition de qualité du
produit et surent sadapter aux
nouvelles techniques de fabrication qui simposèrent
au cours du XIX° siècle. Aujourdhui,
beaucoup de ces maisons ont disparu, mais
il subsiste des artisans qui, reprenant
le flambeau, donnent un nouvel essor au
chocolat de Bayonne qui vient de voir sinstaller
une Académie afin de rassembler sous son
égide des amateurs de chocolat et de
rappeler en toutes occasions la primauté
de Bayonne dans la fabrication de ce délice.
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