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Toutes les
institutions de retraite complémentaire
auxquelles sont affiliés les salariés
assujettis à l'assurance vieillesse et
qui sont regroupés au sein de l'ARCO
(Association pour le Régime de Retraite
Complémentaire) ont désormais toutes
les mêmes règles. Ainsi la valeur du
point est la même pour tous.
Cette
réforme concerne toutes les personnes
qui demandent la liquidation de leur
retraite depuis le 1/1/99. Celles qui ont
fait leur demande avant cette date
continuent de relever de chaque
institution, pour le calcul des points de
retraite et le versement des pensions.
Qui peut
en bénéficier ?
Toute
personne âgée de 65 ans peut
bénéficier de la retraite
complémentaire à taux plein. Une
liquidation avant cet âge est possible
mais entraîne en principe l'application
d'abattement.
Le droit
à la retraite complémentaire est ouvert
dès 60 ans : sans abattement, à
condition d'avoir obtenu la liquidation
à taux plein de la retraite de base de
la Sécurité sociale, avec abattement,
dans le cas contraire : à 55 ans, on ne
touche que 78 % de la retraite que l'on
touchera à 65 ans, puis ce taux augmente
progressivement jusqu'à 65 ans. Le droit
à la retraite s'acquiert grâce aux
cotisations prélevées sur la totalité
du salaire dans la limite d'un plafond
égal à 3 fois celui de la Sécurité
sociale pour les cadres et dans la limite
d'un plafond pour les non cadres.
Désormais
le calcul des droits peut, également,
être réalisé par rapport à une
période de référence. Si ce n'est pas
possible, les services passés sont
validés sur la base d'un forfait
exprimés en point ARRCO ( 14 points par
an sur la base du taux de 1% pour les
non-cadres et 24 points par an sur la
base de 1% pour les cadres).
Le taux
obligatoire est actuellement de 7,5, %
réparti entre l'employeur (60 %) et
l'employé (40 %). Il existe également
des cotisations facultatives
supplémentaires dans certaines
entreprises.
A noter :
lorsque le montant de l'allocation est
inférieur ou égal à 100 points ARRCO,
un capital unique (12 fois le montant de
l'allocation annuelle, quelle que soit
l'âge de l'allocataire) est versé à la
personne. Si le montant est compris entre
100 et 199 points, l'allocataire choisit
entre un capital et une allocation
annuelle. Ces mesures sont valables pour
les droits directs ou les droits de
réversion ouverts au titre de
participants décédés avant la
liquidation de leur allocation.
Quels sont
les avantages ?
Retraite
personnelle : Son montant se calcule,
pour la majorité des régimes, selon le
nombre de points de retraite acquis par
le salarié durant sa carrière. La
valeur du point est désormais la même
pour tous les régimes.
Pension de
réversion
Les
conditions d'attribution sont modifiées
: pour toutes les demandes de réversion
faites depuis le 18/12/97 pour toutes les
allocations prenant effet à partir du
1/1/98.
Il faut
distinguer : lorsqu'il y a un conjoint
survivant, marié depuis au moins deux
ans, sans ex-conjoint divorcé, il a un
droit à une pension égale à 60% des
droits du défunt, dès 55 ans.
Aucune
condition d'âge n'est demandée pour les
veufs ou invalides ou ayant deux enfants
à charge.
En cas de
remariage, l'allocation est supprimée.
En
l'absence de conjoint survivant, l'unique
ex-conjoint divorcé non remarié reçoit
une pension calculée au prorata de la
durée du mariage par rapport à la
durée d'assurance du
"décédé", limitée à 150
trimestres. Si la durée du mariage est
supérieure à la durée d'assurance, il
touche toute la pension ; en l'absence de
conjoint survivant mais en présence de
plusieurs ex-conjoints divorcés non
remariés, chacun a le droit à une
allocation calculée au prorata de la
durée du mariage, limitée à 150
trimestres .
A noter :
dans ces deux cas, la durée d'assurance
du participant prise en compte est
limitée à 150 trimestres.
Lorsqu'il
y a un conjoint survivant et un, ou des
ex-conjoints divorcés non remariés, les
droits, calculés sur l'ensemble des
droits de la personne décédée, sont
partagés au prorata de la durée
respective des mariages. Si le mariage a
eu lieu avant le 13/1/98 et que le
divorce du participant décédé est
intervenu avant le 1/7/80, le conjoint
bénéficie d'une réversion complète
non prorétisée .
Allocation
d'orphelin : Les orphelins de père et de
mère ont droit à une allocation égale
à 50 % des droits du défunt jusqu'à :
21 ans, 25 ans s'ils poursuivent des
études, la cessation de leur état
d'invalidité pour les orphelins reconnus
invalides à 80 % avant leur 21e
anniversaire.
Que
faut-il faire ?
La
liquidation d'une pension de retraite
complémentaire n'est jamais automatique.
Aussi faut-il en faire clairement et
explicitement la demande. Cette demande
doit être déposée (en une seule fois
quel que soit le nombre d'institutions
dont relève le futur retraité) soit :
à l'institution dont le salarié
relevait en dernier, auprès d'un CICAS
(Centre d'information et de coordination
de l'action sociale). Ces organismes sont
aptes à recevoir les demandes de
retraite et à donner tous renseignements
nécessaires aux futurs retraités. Il en
existe un par département.
La
liquidation d'une pension de retraite
complémentaire ne peut avoir lieu
qu'après la liquidation de la retraite
de base. La liquidation de l'allocation
de retraite complémentaire est
subordonnée à la cessation de toute
activité, sauf en cas de retraite
progressive.
La
poursuite d'une activité non salariée
ne s'oppose pas à la liquidation des
droits des participants La cessation de
l'activité salarié n'est pas exigée
pour la liquidation des droits de
réversion.
A noter :
il est possible de cumuler une retraite
complémentaire et une activité
salariée reprise ultérieurement, si le
total annuel des rémunérations et
pensions ne dépasse pas le dernier
salaire d'activité.
Bon à
savoir : Il n'est traité ici que des
règles générales établies par l'ARRCO
mais chaque institution a ses propres
règlements. D'autres (les régimes de
retraites complémentaires des cadres ou
des professions non salariées) ne font
pas partie de l'ARRCO et fonctionnent
différemment. Aussi pour tout problème
concernant les retraites
complémentaires, nous conseillons à nos
lecteurs de s'adresser au CICAS de leur département
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