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Préretraite
totale
Qui peut
en bénéficier ?
Les
salariés menacés d'un licenciement
économique à condition : que leur
entreprise ait passé une convention du
Fonds national de l'emploi avec l'État.
Il faut se renseigner auprès de la
direction ou du chef du personnel pour
savoir si cette possibilité existe,
d'être âgé d'au moins 57 ans
(exceptionnellement 56 ans) à la date de
la rupture du contrat de travail, pour
les salariés de plus de 60 ans, ne pas
pouvoir justifier d'un nombre suffisant
de trimestres validés au titre de
l'assurance vieillesse pour bénéficier
d'une retraite à taux plein (voir
Retraite de base de la Sécurité sociale
pour connaître le nombre de trimestres
exigés en fonction de son année de
naissance) ; d'avoir appartenu pendant 10
ans au moins à un ou plusieurs régimes
de Sécurité sociale, de justifier d'au
moins 1 an d'ancienneté dans
l'entreprise à la date du licenciement,
de ne pas être chômeur saisonnier, de
ne pas être en mesure de bénéficier
d'une pension de vieillesse pour
inaptitude au travail et de ne pas
demander la liquidation de sa retraite
personnelle (mais on peut demander la
liquidation d'une pension de réversion).
Pour les
salariés des entreprises n'ayant pas
signé cette convention, c'est le
système du chômage qui s'applique en
cas de licenciement ou de démission
légitime.
La
préretraite n'est plus accordée aux
salariés démissionnaires.
Les
salariés qui sont ou ont été exposés
à l'amiante.
Sont
concernés, à condition d'avoir au moins
50 ans : les salariés ou anciens
salariés atteints d'une maladie
professionnelle due à l'amiante ; les
personnes qui travaillent ou ont
travaillé dans des établissements de
fabrication de matériaux contenant de
l'amiante. Dans ce cas, l'âge de départ
est calculé en déduisant de l'âge
légal de la retraite (60 ans) un tiers
des années passées dans ces
établissements.
A noter :
les salariés dans ce cas doivent
démissionner. Ils perçoivent cependant
l'indemnité légale de départ à la
retraite.
Quel en
est le montant ?
65 % du
salaire de référence pour la part de ce
salaire inférieure ou égale au plafond
mensuel de la Sécurité sociale, 50 % du
salaire de référence pour la part
excédant ce plafond, dans la limite de
deux fois ce plafond. Le salaire de
référence est fixé d'après la moyenne
des rémunérations perçues au cours des
12 derniers mois.
Minimum
par jour : voir Barème.
A noter :
cette somme ne doit pas être supérieure
à 90 % du dernier salaire pour les
salariés bénéficiant de la
préretraite licenciement, et à 85% du
salaire de référence pour les
bénéficiaires de la préretraite
amiante.
Quelle en
est la durée ?
L'allocation
est servie jusqu'à ce qu'on atteigne le
nombre de trimestres requis de cotisation
à l'assurance vieillesse pour toucher la
retraite de base de la Sécurité sociale
ou, au plus tard, jusqu'à 65 ans.
Bon à
savoir : Si l'allocataire
"préretraite licenciement"
décède, le conjoint reçoit une somme
égale à 120 fois le montant journalier
de l'allocation. Cette somme est majorée
de 45 fois le montant journalier de
l'allocation par enfant à charge.
C.Trav. :
Art. L. 322-4-2 et R. 322-7.
préretraite
progressive
Qui peut
en bénéficier ?
Les
salariés âgés d'au moins 55 ans et de
moins de 65 ans, menacés d'un
licenciement économique, qui acceptent
que leur emploi à plein temps soit
progressivement transformé en emploi à
temps partiel à condition : de remplir
toutes les conditions demandées pour
bénéficier de la préretraite totale ;
d'être physiquement aptes à exercer un
emploi à la date de la transformation de
l'emploi à temps plein en emploi à
temps partiel ; d'avoir travaillé à
temps plein pendant les 12 mois
précédant la transformation de leur
emploi en temps partiel.
A noter :
les conventions FNE de préretraite
progressive sont accessibles lorsqu'elles
permettent soit l'embauche de demandeurs
d'emploi (les recrutements doivent
bénéficier pour moitié au moins à des
demandeurs rencontrant des difficultés
particulières à l'emploi et
prioritairement à des jeunes), soit la
diminution du nombre de licenciements
pour motif économique.
Les
conventions sont désormais recentrées
sur les entreprises en restructuration.
Quel en
est le montant ?
Le
bénéficiaire perçoit : la
rémunération correspondant à son
activité à temps partiel, une
allocation égale à 30 % du salaire
journalier de référence, dans la limite
du plafond mensuel de la Sécurité
sociale et 25 % de ce salaire pour la
part excédant ce plafond, dans la limite
de deux fois ce plafond.
Minimum de
cette allocation par jour : voir Barème
À
signaler : la durée du travail du
préretraité peut varier pendant la
période pendant laquelle il bénéficie
de l'allocation sans pouvoir toutefois
être supérieure à 80 % ni inférieure
à 20 % de sa durée de travail annuelle
antérieure. Globalement, la durée
moyenne calculée sur l'ensemble de la
période de versement de l'allocation
doit être égale à 50 % de la durée du
travail antérieur à plein temps. La
rémunération mensuelle doit être
calculée sur une base constante,
indépendamment de la durée effective du
travail.
Bon
à savoir
Le
versement de l'allocation est suspendu en
cas d'augmentation de la durée du temps
de travail ou en cas de reprise d'une
autre activité professionnelle.
Le
versement est maintenu si le
bénéficiaire accomplit des tâches
d'intérêt général pour le compte de
certains organismes ou des missions de
tutorat en dehors du temps de travail.
C. trav. :
Art. R. 322-7.
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