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Les
salariés licenciés pour cause
économique ont droit à une période de
préavis et un certain nombre
d'indemnités. Mais attention : en cas de
licenciement non économique, ces
avantages peuvent être supprimés aux
salariés ayant commis une faute grave ou
lourde.
Préavis :
Le préavis se nomme aussi délai-congé.
Sa durée varie selon l'ancienneté du
salarié dans l'entreprise :
Pendant la
période d'essai : pas de préavis pour
cette période. L'employeur peut
licencier à n'importe quel moment (pour
un motif valable). Fin de période
d'essai jusqu'à 6 mois : il existe un
préavis, mais sa durée n'est pas fixée
par la loi. Elle est déterminée par la
convention collective, à défaut par les
usages.
6 mois à
2 ans : 1 mois de préavis.
Plus de 2
ans : 2 mois de préavis.
Pendant la
durée du préavis, le salarié doit
accomplir normalement son travail. Il est
payé à son salaire habituel. Pendant
cette période, le salarié a le droit de
chercher un autre emploi en s'absentant
pendant un certain temps de son lieu de
travail. Cette règle ne figure pas dans
la loi. Le temps d'absence autorisée est
déterminée dans la convention
collective ou par les usages (2 heures le
plus souvent). L'employeur peut dispenser
le salarié d'effectuer le préavis. Il
lui doit alors " l'indemnité de
préavis " (voir ci-dessous).
Les
salariés licenciés pour faute grave ou
lourde ne sont pas autorisés à
effectuer de préavis.
Indemnité
compensatrice de congés payés
:Indemnité proportionnelle au temps de
travail effectué depuis le 1er juin
précédent. Elle est due même en
période d'essai. Elle est calculée en
tenant compte de la période de préavis.
Même si le préavis n'est pas effectué
à la suite de la dispense de
l'employeur, il compte pour les droits à
l'indemnité compensatrice de congés
payés.
Les
salariés licenciés pour faute lourde
n'ont pas droit à cette indemnité de
congés payés.
Indemnité
de licenciement
Il existe
trois catégories d'indemnités de
licenciement. Elles ne sont pas
cumulables : le salarié touche toujours
celle qui est la plus favorable.
Indemnité
légale de licenciement. :C'est
l'indemnité prévue par le Code du
travail. Elle est due à tous les
salariés qui comptent au moins 2 ans
d'ancienneté dans l'entreprise. Son
montant est égal à : 20 h de salaire
par année de service pour les salariés
rémunérés à l'heure, 1/10e de mois de
salaire par année de travail pour les
salariés rémunérés au mois (plus
1/15e de mois par année de travail
au-delà de 10 ans d'ancienneté). Elle
est calculée sur le salaire moyen des 3
derniers mois dans lequel est intégré
1/12e des primes généralisées.
Indemnité
conventionnelle de licenciement. :En
général supérieure à l'indemnité
légale, celle-ci doit être prévue dans
la convention collective.
Indemnité
contractuelle de licenciement. : Une
indemnité plus forte que les deux
précédentes peut être prévue dans le
contrat de travail signé au moment de
l'embauche de l'employé. Elle résulte
la plupart du temps d'une négociation
individuelle entre le salarié et
l'employeur.
Les
salariés licenciés pour faute grave ou
lourde ne touchent pas d'indemnité de
licenciement tout comme les salariés
démissionnaires.
Indemnité
compensatrice de préavis : Elle est
accordée lorsque l'employeur ne veut pas
que le salarié effectue son préavis.
Elle est égale au montant du salaire,
calculé sur la base de l'horaire "
normal " du salarié (ceci pour ne
pas désavantager les salariés dont
l'horaire de travail aurait été
récemment réduit).
Les
salariés licenciés pour faute grave ou
lourde n'ont pas droit à cette
indemnité de préavis puisqu'ils ne sont
pas autorisés à l'effectuer.
Droits
particuliers des salariés licenciés
pour motif économique
Tout
salarié licencié pour motif économique
: doit recevoir de son employeur une
proposition de convention de conversion ,
bénéficie d'une priorité de
réembauchage durant 1 an à compter de
la date de licenciement.
Bon à
savoir : Les indemnités légales et
conventionnelles de licenciement sont
totalement exonérées d'impôt.
L'indemnité contractuelle L'indemnité
contractuelle ou transactionnelle,
versée en réparation d'un préjudice,
est exonérée d'impôt sur le revenu
dans la mesure où elle ne dépasse pas
50 % du montant global de l'indemnité
versée. Si l'indemnité est inférieure
à 50 % de l'indemnité totale la règle
est différente.
L'indemnité
compensatrice de congé payé et
l'indemnité compensatrice de préavis
sont elles imposées en totalité.
C. trav. :
Art. L. 122-9 s
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