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Toute
somme ou avantage que perçoit le
salarié en contrepartie du travail qu'il
effectue est considéré comme salaire.
Quels sont
les éléments du salaire ?
Le salaire
comprend : le salaire de base ; il
importe peu que le salaire soit
individualisé ou collectif ; les
avantages en nature proposés par
l'employeur . les pourboires : il importe
peu que le salaire soit versé par
l'employeur ou par un tiers ; les
gratifications et les primes. En
revanche, les remboursements de frais
n'ont pas le caractère de salaire.
Comment le
montant du salaire est-il déterminé ?
Le
principe de la liberté contractuelle
veut que le montant du salaire ainsi que
les différents avantages accordés en
contrepartie du travail soient fixés
entre le salarié et l'employeur. Le chef
d'entreprise peut, par accord avec le
salarié, établir le salaire réel de
celui-ci. Lorsqu'un litige survient,
c'est au juge qu'il appartient de
rechercher l'intention de chacune des
parties au contrat de travail (employeur
et salarié). Lorsque le salarié a
accepté le montant et les modalités du
salaire qui lui ont été proposés par
l'employeur, ce dernier ne peut verser un
salaire inférieur. L'accord des parties
peut être tacite, notamment sur
certaines primes. Il y a accord tacite
qui s'impose aux parties lorsqu'il y a
usage.
Attention
: La loi établit un minimum : le SMIC en
dessous duquel aucun salarié ne peut
être rémunéré. De même, une loi du
23/12/72 a fixé une rémunération
mensuelle minimale pour tous les
salariés qui ne sont pas mensualisés.
À noter :
Les salaires effectifs et réels sont
établis collectivement au niveau des
entreprises, par catégorie de salariés.
Comment
les salaires évoluent-ils ?
Si les
salaires les plus bas sont
automatiquement réévalués en fonction
du SMIC, les augmentations du SMIC
n'entraînent pas, par contre, la
réévaluation des salaires supérieurs
à cette rémunération minimale. En
effet, la loi interdit la réévaluation
automatique des salaires en fonction du
SMIC ou de tout autre indice. Cette
interdiction est connue sous le nom de
" clause d'échelle mobile ".
En
pratique, les salaires augmentent : soit
à l'occasion d'une négociation
individuelle entre l'employeur et le
salarié, soit au cours de négociations
conclues entre les partenaires sociaux.
Lorsqu'un accord sur une augmentation des
salaires est conclu par une convention
collective, un avenant s'ajoute à cette
dernière, mais il ne s'applique pas à
tous les employeurs concernés par la
convention collective avant d'avoir été
étendu par arrêté ministériel. En
principe, il ne s'applique qu'aux
employés membres de l'organisation
patronale signataire de l'avenant. Des
accords sur une augmentation des salaires
peuvent également être prévus dans le
cadre de l'entreprise. Ils se superposent
aux conventions collectives, ce qui
signifie qu'ils ne peuvent en aucun cas
prévoir des salaires inférieurs à ceux
fixés par la convention collective. Les
conventions collectives contiennent
parfois des clauses qui peuvent avoir les
mêmes effets que des clauses d'échelle
mobile. Elles prévoient par exemple que
les représentants des employeurs et des
salariés s'engagent à discuter de la
progression des salaires à période fixe
(par exemple : tous les 6 mois) ou à
chaque fois que le coût de la vie subit
une augmentation d'un montant
déterminé.
Les
salaires peuvent-ils être fixés par les
conventions collectives ?
La loi
crée pour les partenaires sociaux une
obligation de négocier sur les salaires
au niveau des branches professionnelles
et des entreprises. Mais cette contrainte
légale ne représente qu'une obligation
d'engager des négociations et non celle
d'aboutir à un accord. Il y a cependant
pour les salariés une probabilité de
voir fixer le plus souvent leur salaire
de façon collective par voie de
convention. C'est sur cette base
professionnelle que chacun pourra ensuite
négocier sur le salaire contractuel avec
l'employeur. Les conventions collectives
fixent souvent dans leur champs
d'application les salaires minimaux
applicables pour chaque profession,
chaque catégorie professionnelle et
même parfois, à l'intérieur de chaque
catégorie, pour chaque sous-catégorie.
Dans ce cas, les salaires situés au plus
bas de l'échelle (celui des
manuvres 1er échelon) se situent
généralement à quelques centimes
au-dessus du SMIC. Les taux de salaire
ainsi fixés constituent des minima pour
les salariés des entreprises soumis à
la convention collective qui les a
établis. Ils peuvent ensuite évoluer
grâce à la négociation collective ou
individuelle dans l'entreprise. Pour ce
qui est de la fixation des taux minimaux
de salaire, les conventions collectives
déterminent elles-mêmes les éléments
qui doivent être compris dans le salaire
horaire ou mensuel.
À noter :
Même si les clauses d'échelle mobile
sont légalement interdites, rien
n'empêche un employeur de décider de
son plein gré d'augmenter ses salariés
à chaque augmentation du SMIC ou de
l'indice des prix. Mais les salariés ne
peuvent l'obliger à continuer cette
pratique.
Bon à
savoir : Si la révision automatique des
salaires en cas de hausse des prix est
interdite, une augmentation ponctuelle
accordée à la suite d'une hausse des
prix est toujours possible.
Code du
travail : Art. L. 140-1 S.
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