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Une deuxième chance
Depuis
1995, la validation des acquis
professionnels permet d'utiliser son
expérience acquise dans le monde du
travail pour obtenir un diplôme en
étant dispensé de passer certaines
épreuves.
Selon la
loi du 20 juillet 1992, "Toute
personne ayant exercé pendant cinq ans
une activité professionnelle en rapport
avec sa demande peut demander la
validation d'acquis professionnels...
pour l'obtention d'un diplôme".
A savoir : on ne peut
déposer qu'une demande par an pour un
diplôme donné, dans un seul
établissement.
Dans quels cas demander une
validation de ses acquis
On peut
demander une validation de ses acquis
(VAP) :
- pour
entrer dans une formation supérieure
pour laquelle vous ne disposez pas du
titre normalement requis ;
- pour
obtenir des éléments constitutifs d'un
diplôme de l'enseignement supérieur. Le
parcours de formation est ainsi réduit.
Les deux textes applicables
Le décret
de 1985 permet à l'université
d'accorder une autorisation dérogatoire
d'accès à un diplôme pour lequel une
personne ne possède pas de titre requis.
L'université peut préconiser des
remises à niveau préalables ou des
compléments de formation. Elle peut
aussi accorder des dispenses pour
certains enseignements (sans pour autant
dispenser de l'épreuve).
Le décret
de 1993 permet à l'université
d'octroyer des unités d'un diplôme. La
décision de validation des acquis
produit les mêmes effets et confère les
mêmes droits que le succès aux
épreuves d'examen dont la personne a
été dispensé.
Comment acquérir son
diplôme
On ne peut
obtenir un diplôme complet par la VAP,
dans tous les cas on doit suivre une
partie du programme pour obtenir le
diplôme. Le nombre d'éléments
constitutifs (unités ou modules)
accordés par validation varie d'une
université à une autre.
L'expérience prise en
compte
Tous les
savoirs peuvent être validés à la
condition qu'ils soient au niveau
approprié et relèvent du domaine
concerné.
Le décret
de 1985 prend en compte :
-
l'expérience professionnelle, sociale et
familiale ;
- les
formations suivies en formation initiale
et en formation continue ;
- les
connaissances et aptitudes acquises hors
de tout système de formation.
Le décret
de 1993 prend en compte principalement
l'expérience professionnelle en rapport
avec l'objet de la demande (fonctions
exercées, missions, compétences
).
Combien ça coûte ?
Le coût
de la validation des acquis est fixé
chaque année par le Conseil
d'Administration de l'établissement. Il
est rendu public.
Préparer le dossier de
validation des acquis
Le dossier
doit comprendre une analyse des
principales expériences susceptibles
d'appuyer la demande et de mettre en
évidence les acquis.
Un
conseiller peut aider à choisir la
solution la plus adaptée (demande
d'accès dérogatoire ou demande de
validation) et à compléter votre
dossier.
Deux
dossiers sont proposés : le premier en
application du décret de 1985 (pour
l'accès), le second en application du
décret de 1993 (pour l'obtention
d'unités ou de crédits).
Le dossier pour l'accès
doit inclure :
- une
présentation personnelle ;
- une
présentation du parcours de formation
initiale et les diplômes obtenus ;
- les
stages de formation continue suivis en
rapport avec l'objet de la demande ;
- les
réalisations personnelles (écrits,
uvres, brevets
) ;
- le
parcours professionnel avec un descriptif
précis des fonctions exercées ;
- les
activités extra professionnelles
(loisirs, sport, famille,
associations
)
Le
dossier, pour l'obtention d'unités,
intègre les données du premier, mais
exige une description très détaillée
des fonctions exercées et des tâches
remplies.
Vous aurez à indiquer :
- les
composantes de votre activité
professionnelle (missions, tâches,
projets développés
) ;
- les
conditions dans lesquelles elle se
déroule, votre degré d'autonomie, le
travail en équipe, vos
responsabilités
Dans la
mesure du possible, il est souhaité que
l'entreprise atteste ce descriptif. Il
vous sera également demandé de fournir
un descriptif de l'entreprise.
Quelle analyse sera faite de
votre dossier ?
En
fonction de votre demande de validation,
pour l'entrée dans une formation, ou
pour l'attribution de crédits, on ne
vous demandera pas de fournir les mêmes
informations.
Dans le
cadre du décret de 1985, pour entrer
dans une formation on réalise une
approche globale, on évalue votre
potentiel, on mesure votre capacité à
suivre avec succès la formation à
laquelle vous postulez. Pour cela, on
vérifie que les responsabilités
exercées, sont révélatrices des
capacités.
Plusieurs
critères entrent en compte :
- longueur
de l'expérience professionnelle ;
-
progression des responsabilités ;
- niveau
des responsabilités exercées
actuellement ;
-
complexité des missions ;
-
correspondance entre le niveau de
l'expérience et le type de diplôme
demandé.
Dans le
cas du décret de 1993, pour accorder des
unités, la démarche repose sur la
description raisonnée et approfondie de
votre activité professionnelle.
L'objectif est de repérer des
proximités et non des similitudes. On
établit cette correspondance à partir
d'une analyse : du contexte de
l'entreprise, de l'ampleur des missions
confiées, du contenu et du niveau des
tâches, des relations avec la
hiérarchie et les collègues, avec
l'extérieur, du type de problèmes
traités et de la façon dont le candidat
les résout, des équipements utilisés,
des savoirs mobilisés... L'université
va essayer de vérifier, non pas que vous
possédez les savoirs requis par l'unité
mais que vous maîtrisez les démarches
intellectuelles, les modes de résolution
de problèmes....
La procédure de décision
Il y a
deux procédures de décision.
La
première en application du décret de
1985. Le dossier élaboré en relation
avec le conseiller en formation est
examiné par une Commission Pédagogique.
Le Président de l'université en fixe le
nombre, la composition et le mode de
fonctionnement. La Commission comprend
obligatoirement un enseignant intervenant
en formation continue, elle peut
comprendre des représentants
d'entreprises. Les conseillers en
formation qui ont assisté le candidat
peuvent y participer et les membres de la
commission peuvent solliciter leur avis.
La décision finale d'accès à
l'université est prise par le président
de l'université.
Dans le
cadre du décret de 1993, la décision
d'attribuer des unités de valeur est
prise par un jury de validation
(extraction du jury du diplôme). Le
président décide du nombre de jurys à
mettre en place et nomme les membres. Le
jury de validation doit faire appel à
des représentants d'entreprises, mais
ils ne peuvent être en majorité. Les
conseillers en formation, ayant assisté
les candidats peuvent participer aux
débats. La décision est transmise au
jury de diplôme qui entérine la
proposition du jury de validation après
avis du président de l'université.
Les services académiques
Chaque
académie a mis en place un dispositif
d'information et d'accompagnement. Toute
personne qui souhaite mettre en
uvre la validation des acquis pour
obtenir un diplôme doit contacter l'un
des points d'accueil du Dispositif
académique de validation des acquis mis
en place dans chaque académie.
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