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Qui peut
l'obtenir ? Les
salariés des entreprises publiques ou
privées qui désirent créer ou
reprendre une entreprise industrielle,
commerciale, artisanale ou agricole, soit
à titre individuel, soit dans le cadre
d'une Société coopérative ouvrière de
production. Ils doivent justifier d'une
ancienneté dans l'entreprise d'au moins
36 mois, consécutifs ou non. Si le
salarié a changé d'entreprise à
l'intérieur d'un même groupe de
sociétés, il est tenu compte de
l'ancienneté globale acquise au sein du
groupe.
Quels sont
les avantages ?
Congé
sans solde d'un an renouvelable une fois.
Pendant la durée du congé, le contrat
de travail du salarié est suspendu. À
l'issue du congé, il retrouve son
précédent emploi ou un emploi similaire
avec une rémunération au moins
équivalente. En revanche, il ne peut
obliger son employeur à le reprendre
avant l'expiration du congé.
Que
faut-il faire ?
Présenter
sa demande à l'employeur par lettre
recommandée avec accusé de réception
au moins 3 mois avant la date de départ
en congé choisie en précisant
l'activité qu'on désire créer ou
reprendre, la date de départ et la
durée du congé.
Que se
passe-t-il ensuite ?
L'employeur
doit donner sa réponse par lettre
recommandée avec accusé de réception
dans un délai de 30 jours suivant la
réception de la demande. Sans réponse
de l'employeur, l'autorisation est
présumée acquise.
Dans les
entreprises de moins de 200 salariés
.L'employeur peut refuser le congé
spécial pour création d'entreprise s'il
estime, après avis du comité
d'entreprise ou, à défaut, des
délégués du personnel, que ce congé
aura des conséquences préjudiciables à
la bonne marche de l'entreprise. Ce refus
doit être motivé et porté à la
connaissance du salarié par lettre
recommandée avec accusé de réception.
La décision de l'employeur peut être
contestée devant le conseil de
prud'hommes dans un délai de 15 jours à
dater de la réception de la lettre de
refus. Le départ en congé peut être
différé si le nombre de jours d'absence
totalisé par les salariés en congé de
création d'entreprise et en congé
sabbatique au moment de la demande
dépasse 2 % du nombre total de jours de
travail effectués dans les 12 mois
précédents.
Dans les
entreprises de plus de 200 salariés .Le
départ en congé peut être différé si
le nombre de salariés simultanément
absents au titre des congés de création
d'entreprise et des congés sabbatiques
dépasse 2 % de l'effectif de
l'entreprise. Même si le quota n'est pas
atteint (quelle que soit sa taille), le
chef d'entreprise peut également
différer le départ en congé dans la
limite de 6 mois à dater de la
réception de la demande du salarié de
manière discrétionnaire.
Bon à
savoir : Les salariés des professions
libérales, des sociétés civiles, des
syndicats professionnels et des
associations peuvent prétendre au congé
pour création d'entreprise au même
titre que les autres salariés.
C. trav. :
Art. L. 122-32-12 s.
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