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Le
contrat de travail (CNE)
Le contrat
nouvelles embauches (CNE) est un contrat de travail à
durée indéterminée (CDI), établi par écrit.
Il peut être
conclu aussi bien à temps partiel qu'à temps complet.
Il est soumis aux
règles du contrat de travail et des conventions
collectives du secteur concerné, sauf en ce qui concerne
la rupture du contrat lors des 2 années qui suivent sa
signature.
Champ d'application
Le CNE est un
contrat réservé aux entreprises du secteur privé
disposant d'un effectif maximal de 20 salariés.
Cependant, sont
exclus de ce type de contrat les emplois à caractère
saisonnier ou ceux pour lesquels il est d'usage de ne
pas recourir au CDI en raison de la nature de l'activité
exercée et du caractère par nature temporaire de ces
emplois.
Formation
Le salarié titulaire d'un
contrat nouvelles embauches (CNE) peut bénéficier du
congé de formation dans les mêmes conditions que les
titulaires d'un contrat à durée déterminée (CDD).
Il peut également bénéficier,
lorsque son contrat de travail est rompu au cours de la
première année suivant sa conclusion, du droit
individuel à la formation dans les mêmes conditions que
les titulaires d'un CDD.
Rupture du contrat nouvelle embauche
Simplification de la procédure
La particularité du contrat
nouvelles embauches (CNE) réside dans le fait que les
procédures liées à la rupture du contrat sont
simplifiées au cours des 2 années qui suivent la
signature de ce contrat. Au cours de cette période, le
contrat peut être rompu à l'initiative de l'employeur ou
du salarié, sans devoir motiver sa décision. La rupture
doit être notifiée par lettre recommandée avec demande
d'avis de réception.
Lorsque le contrat est
rompu à l'initiative de l'employeur
La lettre recommandée avec
demande d'avis de réception doit préciser le délai de
prescription de 12 mois ouvert au salarié pour contester
la rupture du contrat.
Sauf en cas de faute grave ou
de force majeure, un préavis est institué dès lors que
le salarié est présent depuis au moins un mois dans
l'entreprise.
La durée du préavis est fixé à
:
- deux semaines, dans le cas
d'un contrat conclu depuis moins de 6 mois à la date de
la présentation de la lettre recommandée,
- un mois dans le cas d'un
contrat conclu depuis au moins 6 mois. Le salarié
bénéficie de la mise en oeuvre des procédures
d'information et de consultation régissant les
procédures de licenciement économique collectif.
Il
ne peut être conclu de nouveau CNE entre le même
employeur et le même salarié avant que ne soit écoulé un
délai de 3 mois à compter du jour de la rupture du
précédent contrat.
Salarié titulaire d'un
mandat syndical ou représentatif
La rupture du contrat doit
respecter les dispositions qui assurent une protection
particulière au salarié titulaire d'un mandat syndical
ou représentatif, telle que la procédure d'autorisation
préalable de l'inspecteur du travail
CNE et convention de
reclassement personnalisé (CRP)
Les salariés embauchés par le
biais d'un CNE peuvent bénéficier de la CRP, par le
biais d'un accord conclu et agréé qui en définit les
conditions et les modalités.
Indemnités versée au salarié
Lorsqu'il est à l'initiative
de la rupture, sauf en cas de faute grave, l'employeur
doit verser au salarié, au plus tard à l'expiration du
préavis, une indemnité égale à 8 % du montant total de
la rémunération brute due au salarié depuis la
conclusion du contrat, auquel il faut rajouter les
sommes restant à payer au titre des salaires et de
l'indemnité de congés payés.
Cette indemnité n'est soumise
ni à l'impôt ni aux cotisations sociales.
Contribution due par
l'employeur
L'employeur doit verser une
contribution égale à 2 % de la rémunération brute due au
salarié depuis le début du contrat. Cette contribution
est recouvrée par les Assedic.
Elle est destinée à financer
les actions d'accompagnement renforcé du salarié par le
service public de l'emploi en vue de son retour à
l'emploi.
Allocation
forfaitaire en cas de rupture du contrat nouvelle
embauche (CNE)
Principe
de l'allocation forfaitaire
Lorsque le contrat nouvelles
embauches (CNE) est rompu avant les 2 premières années,
le salarié bénéficie de l'assurance chômage s'il en
remplit les conditions, c'est-à-dire s'il justifie de 6
mois d'activité au cours des 22 derniers mois.
Toutefois, lorsque le salarié ne justifie pas des droits
suffisants pour bénéficier de l'assurance chômage, il a
droit à une allocation forfaitaire.
Conditions
d'attribution
L'allocation forfaitaire est accordée dès lors que le
salarié justifie d'une période d'activité continue de 4
mois dans le cadre d'un CNE.
Pour bénéficier de cette allocation, l'inscription comme
demandeur d'emploi doit intervenir dans les 3 mois qui
suivent la fin du contrat.
Le délai au cours duquel la demande de paiement de
l'allocation forfaitaire doit être présentée est fixé à
6 mois à compter du jour où l'intéressé remplit les
conditions exigées pour prétendre au bénéfice de cette
allocation.
L'action en paiement est prescrite au bout de 2 ans à
compter de la date de notification de la décision
d'ouverture de droits.
Montant
et versement
Cette allocation forfaitaire est accordée pour un mois.
Le montant journalier de l'allocation est fixé à 16,40
EUR .
Cette allocation est soumise à l'impôt sur le revenu.
Lorsque des sommes sont indument perçues par
l'allocataire au titre de l'allocation forfaitaire,
elles ne peuvent lui être réclamées lorsque le montant
est inférieur à 16,40 EUR .
Reliquat
des droits
Le salarié qui ne bénéficie plus du service de
l'allocation forfaitaire alors que la période
d'indemnisation précédemment ouverte n'était pas
épuisée, et qui n'a pas acquis de nouveaux droits à
l'allocation de chômage, bénéficie d'une reprise de ses
droits, dès lors que le temps écoulé depuis la date
d'admission n'est pas supérieur à la durée des droits
augmentée de 3 ans de date à date.
Dispense
de la condition de recherche d'emploi
Sont dispensés, à leur demande, de la condition de
recherche d'emploi les bénéficiaires de l'allocation
forfaitaire âgés d'au moins 57 ans et demi ou, s'ils
justifient d'au moins 160 trimestres validés dans les
régimes de base obligatoire d'assurance vieillesse ou de
périodes reconnues équivalents, d'au moins 55 ans.
Allocation forfaitaire et allocation spécifique de
solidarité (ASS)
Il n'est pas possible de cumuler le versement de
l'allocation forfaitaire avec celui de l'ASS.
Dans l'hypothèse où le salarié privé d'emploi a droit à
l'ASS à la date de rupture de son contrat, ces droits
sont reportés à la date à laquelle prend fin le
versement de l'allocation forfaitaire.
Toutefois, le travailleur privé d'emploi conserve la
faculté de renoncer au versement de l'allocation
forfaitaire au profit du versement de l'ASS.
Pour plus d'information, les services à contacter :
Textes de référence :
Ordonnance n° 2005-893 du 2 août 2005 relative au
contrat de travail « nouvelles embauches »
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