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Il me reste beaucoup de congés payés et je n'aurai pas le temps de les utiliser d'ici au 31 mai prochain. Mon employeur doit-il me verser une indemnité de congés payés non pris ?

Tout dépend de la nature de votre contrat de travail. S'il s'agit d'un CDD se terminant le 31 mai prochain, votre employeur se trouvera dans l'obligation de vous verser une indemnité compensatrice de congés payés. Mais si votre CDD se poursuit après cette date ou si vous bénéficiez d'un contrat à durée indéterminée, cette situation ne vous donne droit à aucune indemnité, sauf si une maladie, un accident ou un congé spécial (par exemple un congé parental) vous a empêché de prendre vos jours de congés. Il vous reste deux solutions : prendre des vacances d'ici au 31 mai prochain ou convaincre votre employeur de reporter les jours qui vous restent après cette date. Mais rien ne l'oblige à accepter ce report.

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Technicien de maintenance en informatique depuis douze ans dans la même entreprise, j'ai demandé à bénéficier d'un Cif de onze mois. Mon employeur doit-il me réintégrer ensuite ? Et que deviennent mes congés payés ?

Durant un Cif (congé individuel de formation), c'est l'Opacif, l'organisme chargé par l'Etat de rémunérer les Cif, qui finance votre formation. Vous êtes bien sûr toujours attaché à votre entreprise : votre contrat de travail est suspendu, mais pas rompu. De ce fait, cette période de formation est bien une période de travail, tant au titre de vos congés payés annuels que de votre ancienneté dans l'entreprise. Si bien que, à la fin de votre formation, vous retrouverez un poste et une rémunération équivalents à ceux prévus par votre contrat de travail et vous pourrez prendre vos congés annuels.

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Ma fille se mariant, j'ai droit à un jour de congé. Puis-je le prendre la veille, puisque le mariage a lieu un samedi et que je ne travaille jamais ce jour-là ?

C'est désormais possible. Jusqu'en décembre dernier, votre requête aurait pu être refusée par votre employeur. En effet, le code du Travail ne fait qu'énumérer le nombre de jours de congé auxquels un salarié a droit lors d'un événement. Quant aux tribunaux, ils considéraient que, pour un mariage, le congé devait être pris le jour même de la cérémonie. Mais, le 16 décembre 1998, la Cour de cassation a rendu un arrêt estimant que ce congé pouvait être pris dans une période raisonnable se situant autour de l'événement.

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Ma mère est très âgée et a besoin de soins constants. Son état se détériore et je voudrais rester auprès d'elle. Puis-je demander un congé à mon employeur ?

Oui, il est à présent possible de demander un congé pour accompagner une personne en fin de vie, ascendante, descendante ou simplement partageant le domicile du salarié. C'est un congé non rémunéré de 3 mois maximum, assimilable à une période travaillée, et qui peut aussi être pris à temps partiel si l'employeur l'accepte. Pour en bénéficier, il faut lui envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception, 15 jours au moins avant le départ en congé, accompagnée d'un certificat médical attestant que le malade fait l'objet de soins palliatifs. Toutefois, s'il y a urgence, il est possible de partir immédiatement, sur attestation médicale. Le congé prend fin au bout de 3 mois ou, en cas de décès, dans les 3 jours suivant le décès. Il faut alors prévenir son employeur de son retour, qui a lieu après un préavis de 3 jours francs. Le salarié retrouve alors son emploi ou un emploi équivalent.

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J'ai presque épuisé mes jours de congés annuels et je voudrais prendre quelques jours sans solde à Noël. Sous quelles conditions mon employeur peut-il me les accorder ?

Comme le Code du travail est totalement muet à ce sujet, votre employeur est seul juge, à moins que votre convention collective ou un accord d'entreprise n'aborde la question, ce qui arrive parfois. A vérifier. Sinon, tout se passe entre vous et votre employeur. S'il considère que trop de salariés seront absents à cette période, il est libre de vous refuser cette faveur, même s'il s'agit d'une journée ou deux. De toute façon, s'il refuse il n'est pas obligé de vous en donner la raison. Dans ce cas, toute absence de votre part sera injustifiée et peut constituer une cause valable de licenciement. Si au contraire il y consent, mieux vaut lui demander de le faire par écrit, en précisant les dates de départ et de fin du congé, pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté. Enfin, durant le congé sans solde, votre contrat de travail est suspendu, mais vos droits et vos obligations restent les mêmes. En revanche, cette période n'est pas assimilée à une période de travail pour le calcul des congés payés.

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Je travaille dans une station service. Mon jour de congé hebdomadaire est le mercredi. J'ai demandé à mon employeur de me donner le samedi pour raisons familiales, il me l'a refusé. Alors qu'une autre employée, célibataire sans enfants, l'a obtenu ! Il m'a aussi refusé mes congés de Noël. En a t-il le droit ?

Il semble que vous travaillez six jours par semaine avec seulement un jour de repos, le mercredi. Je vous précise que la loi prévoit que le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche. Des dérogations sont possibles mais elles nécessitent des autorisations que l'employeur doit solliciter. Dans l'hypothèse où vous auriez le mercredi et le dimanche de repos, il ne me paraît pas possible de soutenir qu'il existe une discrimination entre vous et votre collègue sans enfant car le mercredi est un jour pendant lequel vos enfants sont également, au moins partiellement, de repos. Il est possible, par ailleurs, que la convention collective dont vous dépendez prévoit des dispositions plus favorables en matière de repos. Pour en connaître l'intitulé, il faut vous reporter à votre bulletin de salaire où elle doit être en principe notée. De toutes façons, votre employeur doit en tenir un exemplaire à votre disposition. En ce qui concerne les vacances, la période de congés payés est fixée par les conventions collectives. Chaque année, vous devez obligatoirement prendre une partie de vos congés entre le 1er mai et le 31 octobre. Rien ne s'oppose à ce que, d'un commun accord, les congés soient octroyés à un autre moment de l'année, c'est-à-dire entre novembre et avril, ce qui est le cas des congés de Noël. Votre convention collective peut aussi fixer une période plus étendue ou différente de celle légale. La cinquième semaine de congés payés doit être prise non accolée au congé principal. Ne reste donc plus qu'une obligation d'accorder deux semaines de congés continues au cours de la période qui va du 1er mai au 31 octobre. Votre employeur n'est donc pas obligé de vous laisser des vacances à Noël mais il doit vous permettre de prendre effectivement vos cinq semaines de congés, une indemnité ne pouvant remplacer un repos.

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J'ai un contrat à temps partiel annualisé à durée indéterminée en tant que secrétaire -réceptionniste dans un camping. Mon employeur a-t-il le droit de suspendre le paiement de mon salaire pendant mon congé maternité ?

Que vous soyez en temps partiel annualisé ne change rien à votre congé maternité : vous y avez forcément droit. Les indemnités sont calculées sur la base des trois derniers mois de salaire précédant l'arrêt de travail. Chaque salaire mensuel est retenu dans les limites du plafond de la Sécurité sociale (soit 14 470 F par mois pour l'année 1999). La somme obtenue est divisée par 90, ce qui donne le salaire journalier de base. Le montant de l'indemnité journalière maternité est égal au salaire journalier de base diminué de la part salariale des cotisations et de la CSG. La loi ne prévoit pas que l'employeur complète l'indemnité journalière de la Sécurité sociale afin que vous touchiez le même salaire que celui que vous auriez perçu en travaillant. Néanmoins, très fréquemment, les conventions collectives le prévoient. Il faut donc vérifier si l'activité de votre employeur relève d'une convention collective ; vous pouvez pour cela consulter votre bulletin de salaire ou, à défaut, l'Inspection du travail.

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Je viens de finir un congé individuel de formation de 9 mois. Mon employeur m'a autorisé verbalement à prendre des congés pour passer des examens avant de réintégrer mon poste. Puis m'a envoyé un recommandé me convoquant à un entretien de licenciement pour abandon de poste. Si tel est le cas, aurais-je le droit aux Assedic ?

Le droit au paiement des allocations Assedic est conditionné, notamment, à la perte involontaire de son emploi. Est considéré comme ayant perdu involontairement son emploi le salarié qui est licencié et ce même pour un faute. Aussi, dans le cas où votre employeur vous licencie pour faute grave, vous pourrez percevoir une allocation unique dégressive (AUD) mais il y a de forte chance pour que l'Assedic vous recommande de faire un procès à votre employeur. n°84 Mai 2000

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Depuis février 1996, je suis ouvrier professionnel dans une petite entreprise du bâtiment comprenant trois employés. Me serait-il possible de changer de métier (et de secteur) en faisant une formation qui pourrait être prise en charge par un organisme ? Si oui, lequel ? D'autre part, je voudrais savoir si mon patron peut me refuser cette formation ?

Vous pouvez tout à fait demander un Congé individuel de formation (Cif) à votre patron. Le Congé individuel de formation, qui correspond à une formation d'un an maximum, est particulièrement adapté aux salariés qui veulent changer de secteur ou de métier. Dans les entreprises de plus de dix salariés, pour pouvoir bénéficier de cette mesure, il faut avoir travaillé 24 mois consécutifs, dont 12 mois dans l'entreprise auprès de laquelle on occupe son poste actuel. Quand l'entreprise compte moins de dix salariés (comme la vôtre), le temps de travail passe à 36 mois : vous répondez donc aux critères. Votre employeur ne peut pas refuser votre demande mais il peut la reporter pour raisons de services. Ce report ne peut excéder 9 mois et ne peut être renouvelé qu'une fois. Auparavant, le Congé individuel de formation profitait surtout aux salariés qualifiés. Aujourd'hui, les salariés plus modestes sont concernés. Et 41 % des projets présentés par des ouvriers sont acceptés contre 33 % pour les cadres. Le mois prochain, dans Rebondir, nous consacrerons un dossier complet au Congé individuel de formation.

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Ma sœur travaille douze heures par semaine dans une entreprise. Elle n'a pas droit aux congés payés mais son employeur lui a affirmé qu'une somme lui était rajoutée à son salaire. Or, sur son bulletin de paie, elle n'apparaît nulle part. Quelles sont les règles en la matière ?"

Bien que travaillant douze heures par semaine, votre sœur a droit aux congés payés. Ce droit est ouvert dès lors que l'on a été occupé chez le même employeur pendant un mois minimum. Si son employeur lui a précisé qu'une somme était ajoutée à son salaire, il y a lieu de se référer au contrat d'embauche qui peut tout à fait prévoir que les congés payés sont inclus dans la rémunération mais cela, à la condition de ne pas léser le salarié. Par exemple, si la rémunération horaire est de 50 F brut, le droit à congé pour chaque heure est de 10 %, soit, pour toute heure travaillée, congés payés inclus, une rémunération de 55 F brut. Dans ces conditions, si la convention de forfait n'apparaît ni sur le contrat d'embauche de manière très explicite, ni sur les bulletins de salaire, elle n'existe pas et votre sœur peut réclamer son droit à congés ; soit en jours de congés qui lui seront effectivement payés comme aux autres salariés, soit en indemnité compensatrice de congés c'est-à-dire correspondant à 10 % des salaires déjà perçus. C'est ce que prévoit le régime légal mis en place par les articles L 223-1à L 223-15 du Code du travail.

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"Mon mari part travailler à l'étranger pendant dix-huit mois. Je souhaiterais le suivre et pouvoir réintégrer mon poste à mon retour dans la société dont je suis salariée depuis trois ans. Existe-t-il un congé spécifique à cette situation ?"

Malheureusement, vous ne pourrez pas vous absenter dix-huit mois en obtenant la suspension de votre contrat de travail pendant une telle durée. En effet, il n'existe pas de congé spécifique à votre situation. En revanche, le congé sabbatique (articles L 122-32-17 à L 122-32-28 du Code du travail) vous autorise à vous absenter pour une durée comprise entre six et onze mois. Pour prétendre à un congé sabbatique, le salarié, au moment de son départ, doit pouvoir justifier de trente-six mois d'ancienneté dans l'entreprise (ce qui est votre cas) mais également de six années d'exercice professionnel. Par ailleurs, vous ne devez pas avoir bénéficié, au cours des six années précédentes dans l'entreprise, d'un congé sabbatique, d'un congé pour création d'entreprise ou d'un congé individuel de formation de six mois.

La demande de bénéfice d'un congé sabbatique doit parvenir à l'employeur au moins trois mois avant le départ par lettre recommandée avec accusé de réception. L'employeur peut refuser, accepter ou différer la date de départ. En tout état de cause, il doit rendre une réponse par lettre remise en main propre ou par recommandé dans les 30 jours à compter de la demande. Le défaut de réponse dans les délais vaut acceptation. L'employeur peut refuser le départ du salarié dans les entreprises de moins de 200 salariés si le congé risque de porter préjudice à la bonne marche de l'entreprise. Cette décision doit néanmoins être prise après avis du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. L'employeur peut reporter la date de départ au maximum de six mois dans les entreprises de plus de 200 salariés et le report peut aller jusqu'à neuf mois dans les entreprises de moins de 200 salariés.

Enfin, la date peut être différée lorsque le nombre d'absences simultanées dans l'entreprise au titre des congés sabbatiques et pour création d'entreprise dépasse certains seuils. Attention, le salarié ne peut ni revenir sur son choix, ni anticiper son retour, sauf accord de l'employeur, mais, à la fin de son congé sabbatique, il réintègre son emploi ou un poste équivalent. La période d'absence ne comptera pas pour le calcul de l'ancienneté.

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Je viens de démissionner de mon emploi jeune. Il me reste des jours de congés et de RTT à prendre, mais mon employeur veut que je les utilise avant le terme annuel de mon contrat. Personnellement, je préférerais qu'ils me soient payés à la fin de mon contrat. Peut-il m'imposer de les prendre ?"

Le salarié dont le contrat de travail est résilié soit de sa propre initiative, soit du fait de l'employeur, avant qu'il ait pu bénéficier de la totalité de son congé, a droit à une indemnité compensatrice (sauf si la rupture du contrat est provoquée par une faute lourde du salarié). L'article L 322-4-20 du Code du travail prévoit que le contrat emploi jeune peut être rompu par le salarié à l'expiration de chacune des périodes annuelles moyennant le respect d'un préavis de deux semaines. L'employeur ne saurait prolonger artificiellement la durée du contrat en vous imposant de prendre vos congés. En revanche, si vous avez donné votre démission très longtemps à l'avance, c'est-à-dire avec un effet postérieur de plusieurs mois, l'employeur peut souhaiter que vous preniez vos congés plutôt que de vous les régler le jour de votre départ.

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Je suis en CDD dans mon entreprise jusqu'au 31 juillet 2001. Si mon contrat n'est pas renouvelé, j'aimerais savoir quand et comment seront payées mes vacances."

Si vous ne prenez aucun congé d'ici la fin de votre contrat de travail, les congés vous seront réglés sous la forme d'une indemnité compensatrice au terme de votre contrat de travail. Cette indemnité compensatrice est strictement égale à 10 % du salaire brut perçu du premier au dernier jour de votre contrat de travail. Ainsi, pour connaître votre droit à congé, il suffit d'additionner l'ensemble des salaires bruts que vous avez perçus. Par exemple, si vous avez perçu un salaire brut global de 120 000 F lors de votre CDD, votre indemnité compensatrice de congés payés sera de 12 000

  

     
 

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