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Congé
de formation économique, sociale et
syndicale
Qui peut l'obtenir ?
Tout apprenti ou salarié
sans condition particulière d'âge ou
d'ancienneté, désirant participer à
des stages ou sessions consacrés
exclusivement à la formation syndicale
ou à l'éducation ouvrière. Tout
demandeur d'emploi. Il perçoit son
revenu de remplacement pendant cette
période.
Quels sont les avantages ?
C'est un congé de 12 jours
de formation par an (18 jours pour les
animateurs de stages et sessions ainsi
que pour les salariés appelés à
exercer des responsabilités syndicales).
Il peut être pris en plusieurs fois. La
durée de chaque fraction ne peut
toutefois être inférieure à 2 jours.
La durée de ce congé ne peut être
imputée sur la durée des congés payés
annuels. Elle est assimilée à une
période de travail effectif pour le
calcul des congés payés, pour le droit
aux prestations sociales et familiales
ainsi que pour le calcul de
l'ancienneté. Ce congé est
partiellement rémunéré dans les
entreprises occupant au moins 10
salariés dans la limite de 0,08
des salaires payés pendant l'année en
cours. Les conventions collectives
peuvent prévoir une rémunération plus
importante.
Que faut-il faire ?
Présenter la demande à
l'employeur par lettre recommandée avec
accusé de réception au moins 30 jours
à l'avance en précisant la date et la
durée de l'absence sollicitée ainsi que
le nom de l'organisme responsable du
stage ou de la session. Si le nombre de
jours excède 12 jours, la demande doit
indiquer la qualité d'animateur ou de
salarié appelé à exercer des
responsabilités syndicales. Le
ministère des Affaires sociales et de
l'Emploi établit chaque année la liste
des organismes habilités à organiser ce
type de formation et la publie au Journal
Officiel.
L'employeur peut refuser la
demande de congé quand le nombre maximum
de jours de congé susceptibles d'être
pris chaque année dans l'établissement
est dépassé. Ce nombre maximum varie
selon la taille de l'entreprise de la
manière suivante :
1 à 24 salariés : 12
jours.
25 à 499 salariés : 12
jours supplémentaires par tranche ou
fraction de tranche supplémentaire de 25
salaries
500 à 999 salariés : 12
jours par tranches ou fraction de tranche
supplémentaire de 50 salariés, 1 000 à
4 999 salariés : 12 jours par tranche ou
fraction de tranche supplémentaire de
100 salariés.
plus de 4 999 salariés : 12
jours de plus par tranche ou fraction de
tranche supérieure à 200 salariés.
Si plusieurs salariés
demandent un tel congé, celui-ci
peut-être reporté selon l'effectif de
l'établissement : moins de 25 salariés
: si 1 salarié est absent au titre de ce
congé, de 25 à 99 salariés : si 2
salariés sont absents simultanément,
plus de 99 salariés : un salarié par
tranche entière de 50 (par exemple, de
100 à 149 : 2 ; de 150 à 199 : 3...).
L'employeur peut également
refuser la demande s'il estime, après
avis conforme du comité d'entreprise ou
des délégués du personnel, que cette
absence aurait des conséquences
préjudiciables à la bonne marche de
l'entreprise.
L'employeur doit notifier au
salarié le refus de congé dans un
délai de 8 jours à compter de la
réception de la demande.
C. trav. : Art. L. 451-1 s.
et R. 451-1 s.
Congé d'enseignement, de
recherche et d'innovation
Qui peut l'obtenir ?
Tout salarié ayant au moins
1 an d'ancienneté dans l'entreprise.
Quels sont les avantages ?
C'est un congé sans
rémunération, d'une durée d'un an
maximum en cas d'activité à temps plein
(8 heures par semaine ou 40 heures par
mois lorsqu'elle est exercée à temps
partiel), accordé à un salarié pour
qu'il puisse : dispenser, à temps plein
ou à temps partiel, un enseignement
professionnel dans un établissement
public ou privé, ou se livrer à une
activité de recherche et d'innovation.
Que faut-il faire ?
Le salarié doit présenter
sa demande à l'employeur par lettre
recommandée avec accusé de réception :
60 jours à l'avance si l'enseignement
dure moins de 6 mois ou s'il s'agit d'un
enseignement à temps partiel, 120 jours
à l'avance si la période d'enseignement
est égale ou supérieure à 6 mois.
L'employeur doit faire connaître sa
réponse dans les 30 jours suivant la
réception de la demande du salarié. La
demande doit comporter plusieurs
précisions : la date du début de
l'activité d'enseignement, de recherche
et d'innovation ;la désignation et la
durée de l'activité ; le nom de
l'organisme responsable.
Dans les entreprises de
moins de 200 salariés, l'accord de
l'employeur peut être différé si le
nombre d'heures de congé demandé pour
l'enseignement excède 2 % du nombre
total des heures de travail effectuées
dans l'année.
Dans les entreprises de plus
de 200 salariés, la demande peut être
différée si le pourcentage de
travailleurs simultanément absents au
titre de ce congé dépasse 2 % du nombre
total des travailleurs dans
l'établissement considéré.
Le congé peut être
reporté de 9 mois si, après
consultation du comité d'entreprise ou
des délégués du personnel, le congé
peut compromettre la politique de
recherche et de développement
technologique de l'entreprise.
A la fin de chaque mois et
au moment de la reprise du travail, le
salarié bénéficiaire du congé doit
remettre à l'employeur une attestation d
'exercice effectif de l'enseignement.
A signaler : en cas de
congé à temps partiel, l'autorisation
d'absence est donnée pour 1 ans. SI le
congé se prolonge au-delà,
l'autorisation doit faire l'objet d'une
demande de renouvellement.
C. trav. : Art. L. 931-28.
Congés liés aux fonctions
publiques, sociales ou professionnelles
Les candidats à un mandat
parlementaire :Les employeurs doivent
laisser aux salariés candidats aux
élections législatives ou sénatoriales
le temps nécessaire pour participer à
la campagne électorale, dans la limite
de 20 jours ouvrables. Le salarié
concerné doit avertir son employeur 24
heures à l'avance et doit prendre au
moins une demi-journée entière à la
fois.
Les titulaires d'un mandat
parlementaire : Le contrat de travail
d'un salarié parlementaire est suspendu,
à sa demande (par lettre recommandée),
à condition qu'il ait une ancienneté
dans l'entreprise d'une année.
Les titulaires d'un mandat
local : Les salariés membres d'un
conseil municipal, général, ou
régional ont droit à des autorisations
d'absence non rémunérées pour
participer aux réunions en rapport avec
leurs fonctions. Si ces fonctions sont
exercées dans une ville de plus de 100
000 habitants, elles ouvrent également
droit à un crédit d'heures d'absence
variable suivant l'importance du mandat.
Les élus locaux
bénéficient d'un congé de formation
non rémunéré de 6 jours par an.
Les participants aux
organismes de formation professionnelle
:Les salariés siégeant aux organismes
traitant des problèmes de l'emploi ou de
la formation professionnelle ou
participant à un jury d'examen ont droit
à une autorisation d'absence pour
remplir ces fonctions.
Les représentants des
associations familiales : Ils
bénéficient d'une autorisation
d'absence de 40 heures au maximum par an
avec maintien du salaire.
Les représentants d'une
association ou d'une mutuelle : Ils ont
droit à une autorisation d'absence de 9
jours par an pour participer aux
réunions des instances de concertation
instituées par l'Etat (Conseil
économique et social par exemple).
L'employeur n'est pas tenu
de payer ces heures. Dans ce cas, le
salarié reçoit une indemnité de
l'Etat.
Bon à savoir :La loi
prévoit également des autorisations
d'absence pour les salariés siégeant
aux conseils d'administration, aux
comités régionaux et départementaux de
l'ANPE : les administrateurs de
mutuelles, les jurés et les témoins
dans un procès; les salariés
participant à l'aide aux victimes de
catastrophes naturelles dans la limite de
20 jours par an (non rémunérés).
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