Le
conjoint étranger ou apatride d'un
Français peut acquérir la nationalité
française par déclaration après un
délai d'un an à compter du mariage.
Ce
délai n'est pas exigé si le couple a un
enfant né avant ou après le mariage et
dont la filiation est établie à
l'égard des deux conjoints.
A la
date de la déclaration, la communauté
de vie ne doit pas avoir cessé et le
conjoint doit avoir conservé sa
nationalité française.
La
nationalité française n'est pas
accordée au conjoint étranger qui:
- a
été condamné à une peine supérieure
ou égale à six mois de prison sans
sursis,
- a
fait l'objet d'un arrêté d'expulsion
non rapporté ou abrogé ou d'une
interdiction du territoire non
exécutée,
- est
en situation irrégulière.
La
nationalité française n'est pas
accordée au conjoint étranger qui a
été condamné pour crimes ou délits
constituant une atteinte aux intérêts
fondamentaux de la Nation ou un acte de
terrorisme.
Pour faire la déclaration,
adressez vous:
- en
France, au tribunal d'instance dont
dépend votre domicile,
- à
l'étranger, au consulat de France.
Pièces à fournir:
- une
copie de l'acte de mariage ou en cas de
mariage à l'étranger, sa transcription
sur les registres consulaires français,
- une
copie intégrale de votre acte de
naissance et celui de vos enfants,
- un
certificat récent de nationalité
française de votre conjoint.
Pièces à fournir:
- un
extrait de casier judiciaire français
et, le cas échéant, des pays où vous
avez résidé les dix dernières années,
- une
attestation sur l'honneur stipulant que
la communauté de vie subsiste entre
votre conjoint et vous et tout document
le prouvant.
Au
dépôt du dossier accompagné des
pièces nécessaires, vous recevez un
récépissé daté. Ensuite, le tribunal
d'instance transmet le dossier au
ministre chargé des naturalisations.
Le
ministre dispose d'un délai d'un an pour
enregistrer votre déclaration et pour
faire procéder à une enquête par la
police ou la gendarmerie afin de
vérifier d'une part la communauté de
vie et d'autre part l'assimilation et le
loyalisme du conjoint étranger.
Enregistrement de la
déclaration
Votre
déclaration enregistrée par le ministre
est une preuve de votre nationalité et
vous sert à établir un certificat de
nationalité française puis une carte
d'identité.
La
mention de la déclaration enregistrée
est inscrite sur votre acte de naissance.
Vos enfants mineurs étrangers deviennent
français en même temps que vous s'ils
résident avec vous et figurent sur la
déclaration.
Refus d'enregistrement
Si les
conditions légales ne sont pas remplies,
le ministre chargé des naturalisations
refuse l'enregistrement.
Une
fois la déclaration enregistrée, le
ministère public peut la contester, en
cas de mensonge ou de fraude, dans le
délai de deux ans à compter de leur
découverte.
Cessation de la vie commune
La
cessation de la vie commune dans les
douze mois suivant l'enregistrement
constitue une présomption de fraude.
Contester un refus
d'enregistrement
Vous
disposez d'un délai de six mois à
compter de la notification du refus pour
contester la décision auprès du
tribunal de grande instance de votre
domicile.
Pour
toute information, adressez-vous au
tribunal d'instance dont dépend votre
domicile.