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L'ouverture
de la succession donne lieu à de
nombreuses formalités telles que la
déclaration de succession, l'apposition
des scellés, l'acceptation ou la
renonciation à la succession.
Qu'est-ce
que la déclaration de succession ?
La
déclaration, qui sert de base au calcul
des droits de succession, indique :
l'identité du défunt et de ses ayants
droit, les dispositions testamentaires et
les donations faites par le défunt, la
liste des biens transmissibles, la valeur
de l'ensemble des biens transmissibles.
Quand
n'est-elle pas obligatoire ?
Il n'est
pas nécessaire de déclarer une
succession lorsque les deux conditions
suivantes sont réunies : l'héritier est
un héritier en ligne directe (conjoint
marié sous le régime de la communauté
ou enfant), la succession est évaluée
à moins de 10 000 F (ou ne comporte
aucun bien). L'héritier devra cependant
remplir la demande de renseignements que
la Direction générale des impôts
adresse le plus souvent.
Quand
est-elle obligatoire ?
Dans les
autres cas, c'est-à-dire quand la
déclaration de succession doit être
souscrite, il faut remplir la formule
spéciale, délivrée à la recette
principale des impôts du domicile du
défunt, dans un délai de 6 mois après
le décès. Cette souscription peut être
faite par les héritiers eux-mêmes, sauf
lorsqu'une donation a été faite par le
défunt, lorsqu'un testament existe ou
qu'un immeuble fait partie de la
succession. Dans tous ces cas, le recours
à un notaire est obligatoire.
A noter
Il est
conseillé, même en l'absence de biens
immobiliers, de faire appel à un notaire
(voir le paragraphe "la déclaration
de succession", dans Successions :
les frais de notaire)à moins que la
succession ne soit très faible.
Attention
Une
déclaration d'impôt des revenus acquis
par le défunt entre le 1er janvier et la
date de son décès doit être faite par
les héritiers.
Bon à
savoir
Le fichier
central des testaments permet aux
notaires, et à eux seuls, de savoir si
un testament a été déposé chez un de
leur confrère.
Qu'est-ce
que l'apposition des scellés ?
Toutes les
personnes concernées par la succession
(héritiers ou créanciers) peuvent
demander l'apposition des scellés en
s'adressant au greffier du tribunal
d'instance du lieu où sont situés les
biens à protéger. Cette opération
consiste à apposer des cachets de cire
sur des bandes de toile en travers des
portes permettant d'accéder aux meubles
de la succession. Elle se justifie
lorsque les héritiers craignent une
disparition ou lorsqu'ils ont demandé
l'établissement d'un inventaire (voir
plus loin). Ceux qui ont le droit de
réclamer l'apposition des scellés
peuvent également en requérir la levée
auprès du greffier du tribunal
d'instance.
Comment
accepte-t-on une succession ?
S'il
désire bénéficier de sa part,
l'héritier doit en manifester la
volonté. Deux possibilités s'offrent à
lui :
L'acceptation
pure et simple : L'héritier peut
accepter la succession ,expressément, en
signant un acte d'acceptation chez le
notaire qui s'occupe de la succession ou
en lui envoyant une simple lettre, ou
tacitement, en accomplissant certains
actes qui révèlent qu'il se considère
comme héritier (par exemple, en vendant
un bien de la succession). Cette
acceptation doit se manifester dans un
délai de 30 ans.
L'acceptation
sous bénéfice d'inventaire : Cette
forme d'acceptation permet à l'héritier
de ne pas payer les dettes du défunt qui
dépassent le montant de la part qui lui
revient dans la succession. En
contrepartie, l'héritier doit
administrer gratuitement les biens
composant la succession. Pour obtenir
l'acceptation sous bénéfice
d'inventaire, il faut s'adresser au
greffe du tribunal de grande instance du
lieu de l'ouverture de la succession et
faire procéder à un inventaire des
biens de la succession par un notaire
dans un délai de 3 mois à compter du
jour de l'ouverture de la succession.
Comment
renonce-t-on à une succession ?
Lorsque
que l'héritier estime que la succession
n'est pas intéressante, il peut y
renoncer en s'adressant au greffe du
tribunal de grande instance du lieu
d'ouverture de la succession.
Contrairement à l'acceptation, le
renonciation ne peut être tacite.
L'intéressé doit signer l'acte de
renonciation établi par le greffier. La
renonciation doit se manifester dans un
délai de 30 ans.
Attention
Une fois
que l'on a accepté une succession, on ne
peut plus y renoncer. A contrario, un
héritier qui renonce à la succession
est censé n'avoir jamais été
héritier.
Bon à
savoir
En cas de
renonciation, la part de l'héritier
vient s'ajouter aux parts de autres
héritiers ou, s'il n'y a pas de
cohéritier, la succession revient à
l'héritier du degré suivant.
Code
général des impôts : Art. 641 et 800
Code civil : Art. 774 s
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