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Victimes des
violences urbaines :
vos premières démarches
De nombreux quartiers sont
touchés, depuis plusieurs jours, par des violences qui
ont fait de nombreux dégâts matériels, ainsi que des
victimes d’agressions.
Le Gouvernement met tout
en oeuvre pour secourir les habitants dans l’urgence, et
pour rétablir la sécurité dans les quartiers.
Si vous avez été la
victime d’une dégradation de vos biens ou d’une
agression, vous trouverez ci-dessous les premières
démarches à effectuer pour être indemnisé.
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Soutien de première urgence : qui contacter ?
Si vous (ou l’un de vos
proches) avez été victime de violences, d’une
dégradation ou d’un vol, vous pouvez avoir besoin d’un
soutien et d’une première orientation dans vos
démarches, immédiatement ou dans les jours, voire dans
les semaines, qui suivent l’événement.
En appelant le
O8VICTIMES, soit le 08 842 846 37, vous serez mis en
relation avec des professionnels capables d’évaluer vos
besoins. En fonction de votre appel, vous serez informé
sur les démarches à entreprendre ou encore mis en
relation avec l’association d’aide aux victimes la plus
proche de votre domicile.
Ce numéro est accessible 7
jours sur 7 de 9 heures à 21 heures, au prix d’un appel
local.
La liste de ces associations
est également disponible sur ce site :
http://www.justice.gouv.fr/region/inavemc.htm
Vous êtes victime de
dommages matériels
Incendie de votre
véhicule, incendie de votre commerce, vol, dégradations,
etc.
Indemnisation : les démarches à effectuer
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Indemnisation par votre assurance
-
Pour être indemnisé,
il vous faut effectuer, dans les 5 jours
suivant les événements, une déclaration
de sinistre.
Celle-ci doit être adressée
par écrit au représentant ou l’agent général de votre
assurance, dont les coordonnées sont indiquées sur votre
contrat d’assurance. Vous devrez fournir un certain
nombre d’informations. Rassemblez tout ce qui peut
justifier de l’existence et de la valeur des biens
dégradés ou détruits (facture d’achat ou autre pièce
justificative).
-
Il est fortement
souhaitable que votre déclaration de sinistre
soit accompagnée de la copie de votre plainte.
Vous pouvez déposer plainte
auprès du commissariat ou de la gendarmerie les plus
proches de votre domicile. Un récépissé de votre plainte
doit vous être remis à l’issue de son dépôt.
-
L’indemnisation
que vous pourrez recevoir dépend des garanties
de votre contrat d’assurance :
-
si votre
véhicule a été incendié : votre contrat d’assurance
doit comporter une « garantie incendie », pour ouvrir
droit à indemnisation de la part de votre assurance ;
-
si votre
commerce a été incendié : les dégâts consécutifs à
un mouvement populaire sont assurés. En revanche, les
vols commis lors de ces émeutes ne le sont pas
systématiquement. Cette information est à vérifier
auprès de votre assurance.
Attention !
L’indemnisation est
fonction des garanties de votre contrat d’assurance,
de l’application éventuelle d’une franchise (somme
restant à la charge de l’assuré. Son montant peut
être fixe ou proportionnel au montant des dommages)
et de l’évaluation de la valeur du bien dégradé ou
détruit. Seul votre assureur est en mesure de vous
donner des précisions à cet égard.
-
Si votre contrat
contient la garantie « protection juridique »,
renseignez-vous auprès de votre assureur, afin
de connaître les prestations juridiques
effectivement prises en charge.
Vérifiez notamment dans
quels types de litiges l’assureur intervient (civil,
pénal, etc.) et les limites de prise en charge des
honoraires d’avocat.
Indemnisation par voie
de justice
Indemnisation par
l’auteur des faits
Si l’auteur de la
dégradation de votre bien est connu, et qu’il a été
appréhendé par les forces de l’ordre, il pourra être
poursuivi par la justice.
S’il est reconnu coupable,
il peut être condamné à vous verser des dommages et
intérêts, en réparation de la dégradation de votre bien.
Pour ce faire, il vous
appartient de rapidement porter plainte, et de
vous constituer partie civile. Vous pouvez vous
constituer partie civile au moment du dépôt de plainte,
mais aussi lors de l’audience de jugement de l’auteur
des dégradations.
Si l’auteur des faits est
mineur, ces mêmes démarches doivent être effectuées
auprès du Tribunal pour enfants.
Attention !
La plupart des personnes
poursuivies devraient comparaître en « comparution
immédiate », dans la journée ou le lendemain de leur
arrestation.
Si vous
êtes victime, il est important de vous constituer
partie civile au plus vite, afin de faire valoir
vos droits à réparation, au cours de l’audience de
comparution immédiate.
Pour
vous orienter dans ces démarches, vous pouvez
contacter une association d’aide aux victimes
(voir : « Qui contacter ? »). Vous pouvez également
prendre contact avec la permanence du barreau (ordre
des avocats), tenue dans le Tribunal de grande
instance le plus proche de chez vous (voir
l’annuaire des tribunaux dans votre région :
http://www.justice.gouv.fr/region/consult.php).
Indemnisation
par la Commission d’indemnisation des victimes
d’infractions
Il est possible, dans
certains cas, de saisir la Commission d’indemnisation
des victimes d’infractions, la « CIVI », d’une demande
d’indemnisation (article 706-14 du code de procédure
pénale).
Cette procédure est soumise
à conditions. Elle n’est notamment ouverte que si vous
vous trouvez dans une situation matérielle ou
psychologique grave, du fait de l’atteinte à votre bien,
et si vos ressources sont inférieures au plafond prévu
par la loi.
L’indemnisation est par
ailleurs plafonnée.
Pour saisir la CIVI,
vous devez vous renseigner auprès du secrétariat de la
CIVI siégeant au Tribunal de grande instance de votre
domicile ou du lieu où les faits ont été jugés. Vous
pouvez également vous faire aider par l’association
d’aide aux victimes de votre région (cf. « qui
contacter ? »).
Vous
pouvez en savoir plus en téléchargeant le formulaire de
saisine (au format PDF) :
http://www.justice.gouv.fr/Formulaires/particuliers/Form11524v01.pdf
Pour suivre l’évolution de votre procédure
Il est possible de se
renseigner sur les suites judiciaires de plusieurs
façons selon le stade de la procédure :
-
au
commissariat OU à la gendarmerie
intervenue sur les lieux des faits ;
-
au « bureau
d'ordre du parquet » du tribunal de grande instance de
votre région, si la plainte a fait l'objet d'une
transmission au procureur ;
-
au greffe du
juge des enfants si un mineur est impliqué ;
-
au « greffe
commun de l'instruction » si une information judiciaire
a été ouverte par un juge d’instruction.
Dans tous les cas le parquet
peut vous renseigner sur le service saisi. Vous pouvez
retrouver leurs coordonnées, dans votre région sur cette
page :
http://www.justice.gouv.fr/region/inavemc.htm
æ Vous
êtes victime de dommages corporels
Coups, blessures, etc.
Les aides et les soutiens de première urgence
Pour être soutenu dans les
difficultés que vous rencontrez, des professionnels sont
à votre écoute.
Les associations d’aide aux
victimes agréées par le ministère de la Justice
interviennent gratuitement et pourront vous proposer un
accompagnement et une première orientation, au mieux de
votre situation personnelle.
Vous pouvez retrouver leurs
coordonnées, dans votre région à cette adresse :
http://www.justice.gouv.fr/region/inavemc.htm
Les démarches à effectuer
æ
L’indemnisation par les assurances
En ce qui concerne
l’indemnisation des dommages corporels, vous devez vous
référer à votre contrat d’assurance.
Votre compagnie prend en
charge vos dommages, si vous avez souscrit une
garantie des accidents de la vie, un contrat individuel
accident ou une assurance vie (à condition qu’elle
comporte une garantie en cas d’arrêt de travail et
d’invalidité).
æ
L’indemnisation par voie de justice
L’auteur de votre agression
doit réparer le dommage qu’il vous a causé. Pour faire
valoir vos droits, vous pouvez porter plainte, et
vous constituer partie civile (voir ci-dessus).
Vous pouvez également
saisir la Commission d’indemnisation des victimes
d’infractions (voir également ci-dessus).
Cette procédure est soumise
à conditions. En effet, vous pourrez obtenir une
indemnisation si vos blessures ont entraîné une
incapacité totale de travail égale ou supérieure à un
mois (article 706-3 du code de procédure pénale). Si
votre préjudice a entraîné une incapacité totale de
travail inférieure à un mois, la demande est soumise aux
conditions mentionnées plus haut. Vous devez
notamment vous trouver du fait de l’infraction, dans une
situation matérielle ou psychologique grave, et vos
ressources doivent être inférieures au plafond prévu par
la loi.
Sources : ministère de la Justice, FFSA
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