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Signature du contrat Il faut toujours, avant de
signer, lire en détail la proposition (y compris
ce qui est écrit en petits caractères) et ne
pas hésiter à demander des explications ou des
compléments d'information au représentant de la
compagnie.
Depuis la
loi du 31/12/1989, l'assuré est mieux
protégé : l'assureur doit en effet
remettre à l'assuré une fiche
d'information indiquant clairement le
prix et le contenu des garanties.
Par
ailleurs, il n'incombe plus à l'assuré
de déclarer exactement toutes les
circonstances connues de lui : il est
simplement tenu de répondre aux
questions figurant dans les documents
remis par l'assureur ; les réponses lui
permettront d'apprécier les risques
qu'il prend à sa charge.
Si
l'assuré a fait intentionnellement une
fausse déclaration le contrat est
déclaré nul. En cas de sinistre, la
compagnie ne rembourse rien et garde les
primes. Toutefois, c'est à l'assureur de
prouver qu'il y a eu mauvaise foi de la
part de l'assuré.
Si la
bonne foi de l'assuré peut être
prouvée, la compagnie remboursera avec
un abattement calculé en fonction de la
prime qu'elle a perçue, par rapport à
celle qu'elle aurait dû percevoir.
Aggravation
des risques
En
cours de contrat, l'assuré doit signaler
à sa compagnie par lettre recommandée
avec accusé de réception toute
circonstance susceptible d'aggraver les
risques acceptés à l'origine du contrat
ou d'en créer de nouveaux dans les 15
jours qui suivent la date à laquelle
l'assuré a eu connaissance de ces
risques. Il doit le faire même si ces
faits nouveaux ne dépendent pas de lui
(telle par exemple, l'installation
récente d'un voisin qui, du fait de sa
profession, est amené à stocker chez
lui des matières facilement inflammables
: paille, butane, etc...).
L'assureur
peut alors :
soit
maintenir le contrat en fixant un nouveau
prix. Si l'assuré ne l'accepte pas, la
police est résiliée 30 jours après la
proposition de l'assureur (que l'assuré
ait refusé ou qu'il n'ait pas répondu),
à condition d'avoir informé l'assuré
de cette faculté dans la lettre de
proposition ;
soit
résilier le contrat s'il refuse de
couvrir le risque aggravé. La
résiliation prend effet 10 jours après
la notification et l'assureur doit alors
rembourser la portion de prime afférente
à la période qui restait à courir.
Si une
aggravation non signalée est constatée
après sinistre, l'indemnité due est
réduite.
Paiement
des primes
L'assuré
doit payer sa prime à la date convenue.
L'assureur envoie un avis d'échéance
mais n'a pas à se déplacer pour venir
chercher le montant de la prime.
L'assuré
qui ne paie pas sa prime (quelle qu'en
soit la cause) s'expose à la procédure
suivante :
10
jours après la date d'échéance, la
compagnie envoie une mise en demeure
(c'est une lettre recommandée avec avis
de réception) : l'assuré a un mois pour
payer sa prime. Les garanties ne sont pas
suspendues.
Au
bout de ce mois de délai, les garanties
sont suspendues. Si l'assuré paie avant
dix jours, les garanties reprennent effet
le lendemain du paiement à midi.
Si
l'assuré laisse passer ce délai de 10
jours, la compagnie peut résilier le
contrat, c'est-à-dire refuser de
garantir à nouveau son client (la
compagnie le fait savoir par lettre
recommandée). Mais, bien sûr, la prime
reste toujours due et la compagnie
procédera au règlement de la dette par
tous les moyens légaux.
Sinistres
Tout
sinistre doit être déclaré à
l'assureur dès qu'il en a eu
connaissance, et au plus tard dans le
délai fixé par le contrat. Ce délai ne
peut être inférieur à 5 jours ouvrés.
Exceptions
:
Vol :
dans les 2 jours ouvrés, Grêle : dans
les 4 jours, Mortalité -bétail : dans
les 24 heures,
Catastrophes
naturelles : au plus tard 10 jours après
la parution de l'arrêté au Journal
Officiel, 30 jours pour les pertes
d'exploitation.
Bon à
savoir
Les
compagnies n'envoyant pas la lettre de
mise en demeure avant un mois, l'assuré
qui n'a pas payé sa prime est garanti
jusqu'à deux mois au moins après la
date d'échéance. En aucun cas un
assuré ne peut déduire de sa prime le
montant d'un sinistre dû par
l'assurance. Le mois de délai commence
le jour où la lettre a été envoyée et
non pas celui où on la reçoit et la
mise en demeure est valable même si on
ne l'a pas reçue. Les modalités
décrites ci-dessus peuvent être
différentes dans les départements du
Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.
C. ass. :
Art. L. 113-2 s, Loi du 31/12/1989
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