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Les cas
d'exonération de la taxe foncière
Il existe
plusieurs cas d'exonération et de
dégrèvement de la taxe foncière.
Certains sont temporaires et d'autres
permanents, mais tous s'appliquent dans
des cadres précis.
Les exonérations totales : Elles concernent
exclusivement votre habitation
principale. Pour pouvoir en bénéficier,
vous devez être soit : âgé de plus de
75 ans au 1er janvier de l'année
d'imposition ; titulaire de l'allocation
aux adultes handicapés (AAH).
bénéficiaire d'une allocation
supplémentaire versée par le fonds de
solidarité vieillesse ou le fonds
spécial d'invalidité.
Dans tous
les cas, votre revenu fiscal de
référence, c'est-à-dire de 1999 pour
calculer la taxe 2000, ne doit pas
excéder 44 110 F si vous vivez seul et
67 380 si vous êtes marié. Il est en
plus majoré de 11 790 F par demi part
supplémentaire.
Les exonérations
temporaires des constructions nouvelles : Les constructions
nouvelles, reconstructions et les
additions de constructions à des locaux
d'habitation sont exonérées de la taxe
foncière pendant 2 ans. Mais attention,
pour en bénéficier, vous devez faire
une déclaration au centre des impôts,
dans un délai de 90 jours après
l'achèvement des travaux de construction
ou d'agrandissement.
Les dégrèvements
temporaires des logements vacants : Vous pouvez être
dégrevé de la taxe foncière si le
logement que vous destinez à la location
reste vacant. Ce dégrèvement est
assorti de plusieurs conditions. La
vacance doit en effet être indépendante
de votre volonté, durer au moins 3 mois
consécutifs et concerner l'intégralité
du logement. En clair, si vous louez le
garage sans le logement dont il dépend,
vous payerez la taxe foncière.
Autre particularité : le dégrèvement
est accordé uniquement pour la période
durant laquelle le logement est resté
vacant. Pour une vacance de 4 mois,
l'exonération correspondra donc au 4/12
de la taxe foncière.
Les exonérations concernant
les terrains non bâtis : Les exonérations
permanentes les plus courantes concernent
: les terrains ou les sols passibles de
la taxe foncière sur les propriétés
bâties. Il s'agit par exemple des
emplacements de parking dans un ensemble
immobilier ; les terrains appartenant à
certaines associations ( associations de
mutilés de guerre ou de travail,
organismes de jardins familiaux
) ;
certaines propriétés publiques ( routes
nationales, chemins départementaux,
etc.).
Enfin,
seuls les terrains nouvellement
ensemencés, plantés ou replantés en
bois bénéficient d'une exonération
temporaire. Elle s'applique pendant les
trente premières années du semis, de la
plantation ou de la replantation.
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