Vous êtes
propriétaire ou locataire d'un logement.
Dans un cas comme dans l'autre, vous avez
tout intérêt à vous assurer contre un
certain nombre de risques. Ce qui vous
évitera de désagréables surprises en
cas de sinistre.
Selon la loi, seul
l'occupant du lieu est tenu de contracter
une assurance. Dans la réalité, un
propriétaire, même s'il n'occupe pas
son logement, fera preuve de plus de
prudence en l'assurant.
Attention toutefois aux
couvertures dites " gadget " ;
dans votre contrat d'assurance, il faudra
les différencier des points réellement
essentiels. Ceci dans le but de vous
éviter des protections faisant double
emploi.
Lorsque les prix de vos
cotisations augmentent, n'hésitez pas à
demander des explications à votre
courtier ou à votre agent. Vous disposez
d'un mois pour résilier votre contrat si
les couvertures ou les prix pratiqués ne
vous conviennent plus.Les risques couverts par
votre contrat
Vous avez trouvé le
logement idéal. Reste maintenant à
souscrire une assurance multirisque
habitation. Dites-vous bien que plus les
documents de votre assureur feront preuve
de clarté, plus vous aurez de chance
d'avoir une couverture de qualité.
Quels
sont les risques couverts par votre
contrat ?
Les dégâts des eaux
Ils représentent les causes
n°1 des sinistres. En règle générale,
votre contrat de base prévoit une
couverture pour :
les dégâts consécutifs à
des fuites
les ruptures de canalisation
non enterrées
les débordements (appareils
électroménagers et installations
sanitaires).
Si vos canalisations sont
encastrées, on vous remboursera les
frais de recherches des fuites, dans la
majorité des contrats. À vous de rester
vigilant : êtes-vous bien couvert pour
les infiltrations ? Pour les refoulements
d'égouts ?
Si votre logement est situé
dans un immeuble, il peut s'avérer
difficile - et long - d'établir les
responsabilités du locataire, du
propriétaire, de la copropriété.
Choisissez donc bien votre compagnie,
elle doit être ouverte au dialogue.
Dans tous les cas, il faut
savoir que l'indemnisation à la suite de
dégâts des eaux est très souvent
longue. Et votre assureur ne manquera pas
de vérifier que la ou les fuites ne sont
pas le fait d'un manque d'entretien de
votre part.
L'incendie
Le terme générique
d'incendie comprend : le feu,
l'explosion, l'implosion, la foudre.
Attention à bien évaluer
la valeur de vos biens mais aussi celle
de l'immeuble car si le feu ravage votre
appartement et provoque des dégâts chez
vos voisins, le remboursement se fera à
hauteur du capital souscrit. En tous cas
vous serez indemnisé même si l'origine
du sinistre n'est pas établie.
Le vol
Soyez vigilant à la lecture
de votre contrat. Et n'hésitez pas à
opter pour un contrat couvrant tous les
types de vol, que le voleur s'introduise
chez vous par escalade ou par effraction,
qu'il utilise des fausses clés ou rentre
chez vous à votre insu. Ouvrez sur les
mesures de sécurité qu'exige votre
assureur (serrure trois points...).
N'oubliez pas non plus les garanties
concernant d'éventuelles dépendances.
Vous devez savoir :
que vous avez intérêt à
ce que votre capital garanti soit égal
à celui " dégâts des eaux "
et " incendie "
que vos appareils audio, vos
bijoux et autres fourrures ne sont
assurés que pour un montant limité
que plus vous possédez
d'objets de valeur (magnétoscopes...)
dont le remboursement est plafonné,
moins votre garantie sera avantageuse
que si vous vous absentez
régulièrement plus de deux à trois
mois par an, votre garantie vol est
suspendue par la clause "
d'habitation ".
La tempête
On considère comme entrant
dans la clause tempête : les dégâts
causés par la neige, ceux consécutifs
à la grêle ou au vent.
Dans la plupart des cas
votre assurance ne vous remboursera
volets, gouttières ou antennes télé
que si le bâtiment a été touché.
Faites attention aux franchises. En cas
de dommages causés à un tiers, votre
responsabilité civile pourra entrer en
jeu, elle est couverte par votre
multirisque habitation.
Que va
vous rembourser votre assurance ?
Préalable à tout
remboursement, qu'il s'agisse d'objets
usuels ou d'objets précieux vous devrez
évidemment apporter des preuves de leur
existence, leur valeur et des dégâts
constatés.
En cas de vol, le
remboursement de vos objets usuels
s'effectuera sur la base d'une valeur de
remplacement, diminuée d'un abattement
pour vétusté. Vos objets de valeur
seront estimés au prix de marché
d'articles d'occasion présentant les
mêmes caractéristiques.
Vous ne serez pas tenu de
prouver la valeur de vos objets précieux
dans un seul cas : si vous aviez fait
appel à un expert agréé par votre
assureur pour établir une garantie en
" valeur agréée ".
En ce qui concerne les
bâtiments : généralement, leur
indemnisation (en deux temps) se fait à
partir de la " valeur à neuf "
et se répartit de la manière suivante :
un premier versement de
votre assureur, égal au coût de la
reconstruction
une indemnité
complémentaire.
Des
risques plus ou moins bien couverts
Vous envisagez de souscrire
une multirisque habitation la moins
chère possible. Réfléchissez bien et
sachez qu'une cotisation bon marché
entraîne souvent une franchise élevée.
Vous êtes entièrement
couvert si :
Un cambrioleur pénètre
chez vous par effraction ou non.
Le voleur est entré chez
vous par une fenêtre, en défonçant
votre porte, ou bien vous l'avez
vous-même laissé entrer car il s'est
présenté comme un agent de
l'administration (EDF-GDF, France
Télécom...). Vous serez remboursé dans
les trois cas.
Vous devrez fournir la liste
des objets volés, présenter des
factures (éventuellement des photos, des
témoignages de personnes certifiant que
vous possédiez bien tel ou tel objet).
La baignoire de votre voisin
du dessus déborde.
À condition toutefois que
ce voisin étourdi ne recommence pas
plusieurs fois dans l'année. Car c'est
vous qui seriez pénalisé, votre
assureur estimant alors que vous lui
coûtez trop cher.
Que faire lorsque vous
constatez que l'eau envahit votre
logement ? Vous remplissez un constat à
l'amiable avec votre voisin, vous le
transmettez à votre assureur. Vous êtes
remboursé et c'est votre assureur qui
contacte la compagnie d'assurance du
" fautif " afin de récupérer
les sommes qu'il vous a versées.
Vous oubliez une casserole
sur le feu, ce qui déclenche un incendie
qui se propage dans toute la cuisine, une
épaisse fumée noire a envahi votre
logement. Pas de souci, votre multirisque
habitation prend tout en charge. Les
dégâts ne se limitent pas à votre
appartement, la cage d'escaliers de
l'immeuble a souffert elle aussi : votre
assureur prend en charge (en général)
sa réfection.
Un radiateur électrique
prend feu, votre appartement est
détruit. Deux possibilités :
Vous êtes locataire du lieu
: vous êtes responsable.
Vous êtes propriétaire
mais vous louez votre appartement : c'est
votre locataire qui est responsable et
vous serez indemnisé par son assureur
pour un montant équivalent aux loyers
non perçus pendant la remise en état de
votre appartement. L'expert évalue cette
période à un an en règle générale.
Vous n'êtes pas couvert si
:
Une canalisation extérieure
et souterraine placée entre votre
compteur d'eau et votre maison se rompt.
Votre assureur ne
remboursera les dégâts causés que si
votre habitation est inondée. Par
contre, il ne prendra pas en charge les
pertes d'eau et les réparations
consécutives à ce sinistre.
Seule exception : votre
assurance comprend une clause "
fuites d'eau non apparentes après le
compteur ". Vous serez donc
indemnisé.
Vous subissez une importante
inondation à la suite d'un orage isolé.
Le contrat multirisque
habitation ne couvre pas les dégât
causés par des " ruissellements
d'eau ".
Par contre, certaines
polices prennent en charge les dégâts
résultant d'un débordement d'égout.
Si vous avez souscrit une
garantie catastrophe naturelle, elle
fonctionnera bien sûr en cas de grosse
tempête, très forte inondation... mais
vous aurez une franchise à payer, 1 500
F environ.
Vous vous absentez pendant
un week-end prolongé, une canalisation
" lâche ".
N'oubliez jamais de bien
fermer le robinet général d'arrivée
d'eau lorsque vous devez vous absenter
(plus de deux à quatre jours successifs
suivant votre contrat).
Le poêle que vous avez
" amélioré " prend feu.
Ne jouez pas au bricoleur
zélé ; les assureurs n'apprécient pas
du tout les sinistres causés par les
inserts ou les poêles améliorés par
vos soins.
Si vous exercez vos talents
dans la construction d'une pièce ou
l'aménagement d'un garage en chambre à
coucher, n'oubliez pas de le signaler à
votre assureur. Sinon vous ne serez pas
intégralement indemnisé.
Pourquoi
une extension de garantie temporaire ?
Quand avez-vous intérêt à
demander à votre assureur une extension
de garantie temporaire ?
Si vous avez prévu de vous
absenter plusieurs semaines de votre
résidence principale. Déposez vos
bijoux et objets de valeur en lieu sûr
s'ils ne sont pas garantis. N'oubliez pas
les systèmes d'alarme et sachez que
au-delà de 90, parfois même 60 jours,
vous n'êtes plus couvert.
Si vous êtes l'heureux
propriétaire d'une résidence secondaire
qui abrite des objets " sensibles
". Renseignez-vous bien sur la
signification de ce terme. Car ces objets
ne sont pas couverts contre le vol
pendant votre absence.
À vous de voir si appareils
photo, vidéo... font partie de ces
objets " sensibles ". Si oui,
vous pourrez les assurer contre le vol
grâce à une assurance spécifique
" perte et vol en tous lieux ".
Si vous louez un appartement
ou une villa pendant vos vacances. Il
existe quatre possibilités :
Vous êtes assuré pour les
dommages que vous causez (ainsi qu'à
l'égard de voisins ou de tiers) si le
propriétaire a souscrit un contrat
" pour le compte de qui il
appartiendra " complété par une
clause d'abandon de recours.
Vous êtes assuré pour les
dommages que vous causez au bien loué
(et seulement à lui) si le propriétaire
a souscrit un contrat ne comportant que
la clause " d'abandon " ou de
" renonciation à recours ". À
vous de prévoir une assurance pour des
dommages causés à autrui.
Le propriétaire n'a rien
prévu mais votre multirisque habitation
comprend une clause " villégiature
". Vous êtes couvert hors de votre
résidence principale, il vous faudra
alors vérifier le plafond de garantie.
L'évaluation des biens de votre
résidence principale est-elle suffisante
pour couvrir, en cas de besoin,
l'appartement ou la maison que vous louez
? Parlez-en à votre assureur et
n'hésitez pas à vous assurer en
complément. On évalue un séjour de une
à quatre semaines entre 200 et 500 F.
Rien n'est prévu dans le
contrat d'assurance de location, rien non
plus dans votre multirisque habitation.
Prenez une assurance spécifique couvrant
votre responsabilité pour le temps de la
location. Son montant variera en fonction
:
du lieu où se situe votre
location
du nombre de pièces
de la valeur du mobilier.
Attention ! Votre
multirisque habitation doit comporter une
" garantie dite de protection
juridique ". Elle s'avérera
nécessaire si votre propriétaire et
vous-même n'êtes pas d'accord après un
sinistre.
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