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2,4
millions de couples n'étant pas mariés,
nous traiterons plutôt de la séparation
que du divorce.
Dans
l'échelle des causes de stress viennent
en premiers le deuil, la séparation, le
licenciement et le déménagement.
Il est
donc facilement compréhensible que la
séparation, et le déménagement cumulé
qui en découle en général, soient à
l'origine d'un stress particulièrement
intense.
Rappelons
que la majorité des femmes, s'il y a des
enfants ( 66 % des cas ), continuent à
habiter le même lieu. elles ont en
général le droit de garde ( 85 % ), et
perçoivent une pension alimentaire ( 79
% ). Par ailleurs, dans 73 % des cas, ce
sont elles qui ont demandé le divorce.
Sans parti
pris, il faut donc admettre que c'est
plus souvent l'homme qui déménage, se
retrouve dans un nouveau lieu, sans
repère et sans histoire, et séparé de
ses enfants. Le stress est alors
logiquement plus fort pour lui.
Pour
rappel : Le stress est constant chez
l'être humain, comme la température,
mais il y a des hausses en cas de
pressions extérieures plus intenses. Le
corps sécrète alors des hormones, dont
l'adrénaline et la cortisone, ce qui
entraîne certains comportements :
Angoisses, obsessions, phobies,
consommation excessive de café ou
d'alcool
( attention : le stress
peut tuer ! )
Les
conséquences d'un changement sont, elles
aussi, assez connues :
Soit le
changement est désiré, par exemple
changer de voiture ou de coupe de
cheveux, et vous l'intégrerez tellement
vite que vous en oublierez comment était
votre vie avant, soit ce changement n'est
pas désiré. ( Admettons que la
séparation n'est en général souhaitée
par aucun membre du couple au moment de
l'union ! ).
Là, les
choses se compliquent. En effet, vous
allez passer par différentes phases,
plus ou moins sévères et longues, selon
la cause et la personne :
- Le Refus
de comprendre : " Comment en sommes
nous arrivés là ? ", "
Comment ai je pu faire deux fois la même
erreur ? ", " Mais pourquoi
fait il cela ? "...
- La
Résistance : " Puisque c'est comme
ça, je vais l'ignorer ! ", "
Je ferai tout pour que ça rate ! ",
voire : " Je vais lui faire payer
ça "... Dans le cas des
séparations, la résistance peut
entraîner le refus de payer une pension,
ou l'enlèvement des enfants, par
exemple.
- La
Décompensation ou Dépression : "
J'en ai assez, rien ne va normalement
", " Je ne veux plus voir
personne, je n'ai plus goût à rien
"... Cette situation, exacerbée,
peut aller, chez certains, jusqu'à la
tentative, réelle ou non, de suicide.
- La
Résignation : " De toute façon, je
n'ai pas le choix ", " Il faut
bien continuer à vivre "...
Passer du
stade de la dépression à la
résignation n'est pas systématique. Il
est fréquent, dans le cas du décès
d'un enfant notamment, de rester bloqué
toute sa vie entre le refus de comprendre
et la dépression.
-
L'Intégration enfin : " C'est le
passé ". Le changement est
finalement accepté. La personne "
fait le deuil " de la situation
précédente et recommence à construire
l'avenir, à faire des projets.
Souvent,
durant les deux premières phases, le ou
la concerné en parle à tout le monde,
et ne pense plus qu'à ça.
Que vous
subissiez un changement non souhaité, ou
que ce soit quelqu'un de votre entourage,
gardez à l'esprit ce cheminement. Cela
vous permettra de mieux comprendre les
réactions, et de mieux y faire face :
Refus de
comprendre : Il ne sert à rien
d'argumenter tant que la personne n'a pas
passé cette phase. La seule solution est
de répéter de façon différente la
décision prise, de faire réfléchir (
sans argumenter ) et d'être patient.
Résistance
: Evitez la confrontation ! Rassurez,
invitez la personne au calme et faîtes
relativiser.
Décompensation
: Soyez positif, empathique. Dialoguez,
aidez à réfléchir.
Résignation
: Félicitez, positive. Développez
l'enthousiasme jusqu'à l'intégration.
Ceux qui
se séparent indiquent en général que
le deuil correspondant prend plus d'un an
!
Plusieurs
mois, voire années s'écoulent en effet
entre la dégradation de la relation, la
décision et la fin de la procédure. De
plus, chaque rendez vous chez l'avocat ou
au tribunal, le déménagement, la perte
des références religieuses ou sociales,
la séparation des enfants sont autant de
changement non désirés, créant chacun
un cycle. Une succession de cycles plus
ou moins forts a lieu.
Comme la
procédure, à elle seule et si tout va
bien , prend 9 à 16 mois: faîtes le
compte !
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