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La rupture
du concubinage peut se faire librement à
l'initiative de l'un des concubins mais
peut aussi être la conséquence du
décès de l'un des membres du couple.
Peut-on
rompre librement le concubinage ?
En
principe, chacun est libre de rompre
librement le concubinage. Toutefois,
celui qui rompt peut être condamné à
des dommages et intérêts si cette
rupture a des conséquences dommageables
pour le concubin abandonné, à condition
que ce dernier puisse apporter la preuve
qu'il y a faute. Mais le concubin
abandonné ne peut prétendre à une
pension alimentaire ou à une prestation
compensatoire pour lui-même
Comment
les biens sont-ils partagés après une
rupture ?
Lors d'une
rupture du concubinage, chaque bien doit
revenir à son propriétaire. En cas de
contestation, il faut prouver
l'appartenance des biens (à l'aide de
factures ou d'attestations notariées par
exemple). S'il existe des biens communs,
ils devront être partagés au prorata
des apports de chacun.
Conserve-t-on
une couverture sociale en cas de rupture
?
En cas de
rupture, le concubin qui était ayant
droit de son compagnon assuré social
perd cette qualité mais conserve ses
droits à remboursement pendant un an.
S'il a un enfant à charge, ses droits à
remboursement sont maintenus jusqu'au
troisième anniversaire de l'enfant. Le
concubin séparé bénéficie d'une
couverture sociale pour une durée
illimitée s'il a (ou a eu) trois enfants
à charge.
A noter
Les
tribunaux peuvent parfois accorder des
dommages et intérêts au concubin
abandonné si celui-ci était à la
charge de celui qui a pris l'initiative
de la rupture et se retrouve de ce fait
sans ressources.
Bon à
savoir
Les
enfants sont rattachés à celui des
membres du couple qui est assuré social.
Comment
s'exerce l'autorité parentale en cas de
rupture ?
La
séparation des parents vivant en
concubinage n'a aucune influence sur
l'exercice de l'autorité parentale : si
l'enfant a été reconnu par un seul
parent, c'est lui qui exerce l'autorité
parentale, si l'enfant, né après le
8/1/93, a été reconnu par les deux
parents avant l'âge d'un an, ils
exercent conjointement l'autorité
parentale ; si une déclaration a été
faite devant le juge aux affaires
familiales, les deux parents exercent
conjointement l'autorité parentale ;
dans les autres cas, c'est la mère qui
détient l'exercice de l'autorité
parentale.
Que se
passe-t-il en cas de décès de l'un des
concubins ?
Si l'un
des membres du couple décède, l'autre
n'a en principe aucune possibilité
d'exécuter les différentes formalités
liées au décès (organisation des
funérailles, lieu de sépulture, etc.)
ou à la succession. Le concubin ne peut
pas non plus prétendre à une pension de
réversion du régime général de la
Sécurité sociale, cet avantage étant
réservé aux couples mariés. Cependant,
certains régimes de retraite
complémentaire peuvent accorder à la
concubine une pension de réversion sous
certaines conditions. Si le concubin
survivant était entièrement à la
charge du défunt et vivait sous le même
toit, il peut bénéficier du capital-
décès , à la condition qu'aucun autre
priorité n'ait été invoquée dans un
délai d'un mois.
Comment se
règle la succession ?
Le
concubin survivant est toujours
considéré comme étranger à la
famille. De ce fait : il n'est jamais
appelé dans la succession, sauf si un
testament ou une donation a été établi
en sa faveur ; la part qui peut lui
revenir est limitée, le montant des
droits de succession est élevé. Le
concubin doit régler 60 % de droits de
succession. Ce pourcentage est calculé
après l'abattement de 10 % accordé à
tout héritier ou légataire. La part qui
revient au concubin survivant ne peut pas
dépasser la quotité disponible,
c'est-à-dire la quote-part de la
succession dont le défunt peut disposer
librement en faveur des personnes de son
choix, dont le montant varie en fonction
du nombre d'héritiers en présence.
Comment
protéger son concubin survivant ?
La
situation du concubin survivant peut
être améliorée en souscrivant une
assurance vie à son profit. La tontine
permet par ailleurs au concubin survivant
d'être exonéré des droits de
succession sur le logement commun.
Attention
Les legs
ou dons faits au concubin survivant
peuvent dans certains cas être annulés,
par exemple s'ils constituent " un
moyen de corruption " ou une "
condition imposée à la continuation de
relations illicites ".
A signaler
Le capital
versé au survivant au titre de
l'assurance vie peut être exonéré
d'impôts sous certaines conditions.
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