|
Que savoir
sur la procédure de divorce ?
Chacun des
époux doit être assisté d'un avocat.
En cas de
divorce par consentement mutuel, les deux
époux peuvent être représentés par le
même avocat mais cette pratique est
fortement déconseillée : en effet, si
un désaccord survient, l'avocat ne peut
plus défendre ni l'un ni l'autre de ses
clients et il faut choisir deux autres
avocats. La durée de la procédure varie
selon les différents cas de divorce. De
quatre mois au moins en cas de
consentement mutuel à un an ou plus dans
les autres situations.
Quels sont
les frais ?
Les frais
de justice tarifés et les honoraires de
l'avocat représentent une somme minimum
(coût moyen : entre 5 000 F et 25 000
F). Au cas où l'un des conjoints se
trouve sans ressources ou a peu de
ressources, il peut demander l'aide
juridictionnelle. .
Quels sont
les différents cas de divorce ?
Le divorce sur demande
conjointe .Si les époux sont
d'accord sur leurs différends leurs
avocats demanderont au J.A.F. (Juge des
affaires familiales) de prononcer leur
divorce sans en invoquer les causes. La
condition est l'existence d'une
convention reconnue sincère par le juge
sur leur résidence séparée, la garde
de leurs enfants et la fixation des
pensions alimentaires Après avoir donné
force exécutoire à la convention
temporaire, les époux disposent d'un
délai de réflexion de 3 mois. Ils
doivent alors présenter une nouvelle
requête incluant une convention
définitive qui comporte la liquidation
de la communauté.
A noter :
cette forme de divorce n'est possible que
6 mois au minimum après le mariage.
Le divorce pour rupture de
vie commune .Après une séparation de
fait de plus de 6 ans, un époux peut
demander le divorce à la condition de
proposer en sus des pensions pour le
conjoint et les enfants une prestation
compensatoire destinée à rééquilibrer
les moyens économiques des deux époux.
Le juge peut exceptionnellement rejeter
cette demande si ses conséquences
matérielles ou morales sont d'une très
grande dureté. Le divorce est devenu
possible en cas d'altération des
facultés mentales d'un conjoint si sa
condition est telle qu'aucune communauté
de vie ne puisse subsister entre époux.
L'obligation de secours est la même que
ci-dessus.
Le divorce par faute. Il faut déposer
une requête dans laquelle sont
précisés les griefs invoqués contre
son conjoint : adultère, mauvais
traitements, non contribution aux charges
du ménage, départ du domicile conjugal,
condamnation de l'époux à l'une des
peines criminelles graves prévues à
l'article 131-1 du code pénal. La preuve
peut être apportée à l'aide de
photographies, de témoignages, de
certificats médicaux constatant les
mauvais traitements, d'échanges de
lettres...
Une
audience de conciliation précède
ensuite le jugement.
Le divorce demande sur
acceptée .Dans ce cas l'époux
demandeur présente un ensemble de faits
imputables au conjoint et qui rendent
intolérable le maintien de la vie
commune. L'autre époux reconnaît que la
vie commune est insupportable. Le divorce
est alors prononcé par demande acceptée
sans que le juge se prononce sur la
répartition des torts.
Que savoir
sur l'enquête sociale ?
Le Juge
aux affaires familiales ou le tribunal
peuvent ordonner une enquête sociale
pour être mieux informés. L'enquêteur
social interrogera qui bon lui semble et
n'est pas tenu d'indiquer ses sources. Il
rédigera un rapport qui comportera des
conclusions que le juge n'est pas obligé
de suivre. Ce rapport sera communiqué
aux parties qui pourront demander une
contre-enquête ou un complément
d'enquête. Le rapport d'enquête sociale
ne pourra pas être utilisé dans le
débat sur la cause du divorce.
Que se
passe-t-il ensuite ?
La femme
peut être autorisée à conserver
l'usage du nom de son mari. Pour
l'attribution ou la modification de
l'exercice de l'autorité parentale , on
tient compte des sentiments exprimés par
l'enfant. Le parent chez lequel ne
réside pas l'enfant a, sauf cas
exceptionnel, un droit de visite et
d'hébergement : généralement l'enfant
lui est confié un week-end sur deux et
pendant la moitié des vacances
scolaires. Le débiteur de la pension
peut se libérer en versant un capital,
en abandonnant un bien, en versant la
somme correspondante auprès d'un
organisme accrédité pour verser une
rente. Pour défendre les femmes et les
enfants abandonnés, la loi oblige celui
qui doit la pension à indiquer ses
changements d'adresse et de profession.
Le juge ne peut se voir opposer aucun
secret professionnel par les
administrations et les entreprises.
C. civ. :
Art. 229 s.
|