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Une
personne qui a subi un préjudice
résultant d'une infraction est en droit
d'obtenir une indemnité de l'Etat, et
plus précisément du "Fonds de
garantie des victimes des actes de
terrorisme et d'autres infractions",
sous certaines conditions.
Qui peut
l'obtenir ?
Toute
personne de nationalité française (ou
ressortissante d'un pays de la C.E.E., en
séjour régulier), ayant été victime
d'une infraction. Celle-ci peut avoir
été commise en France ou à
l'étranger, sauf pour les victimes non
françaises, pour lesquelles l'infraction
doit avoir été commise sur le
territoire français.
Les
conditions d'indemnisation sont
différentes, selon le type d'infractions
: Infractions ne présentant pas un net
caractère de gravité : vol,
escroquerie, abus de confiance (dans ces
3 cas, ne peuvent être indemnisées que
les personnes dont les ressources sont
inférieures au plafond valable pour
l'aide juridictionnelle partielle
(Plafond de ressources : 7 412 F. Montant
maximum de l'indemnité : 22 347 F) ;
coups et blessures ayant entraîné une
incapacité totale de travail inférieure
à 1 mois.
Infractions
graves : coups et blessures ayant
entraîné une incapacité totale de
travail supérieure à 1 mois, ou une
incapacité permanente, ou la mort (dans
ce dernier cas, ce sont les personnes à
charge de la victime qui peuvent
prétendre à une indemnisation) ;
attentats à la pudeur, viol. Dans ces
cas l'indemnisation peut être rapide et
intégrale déductions faites des sommes
versées par la Sécurité sociale, les
mutuelles...Les infractions ne doivent
pas, par ailleurs, entrer dans le champ
d'application du Code des assurances, de
la réglementation des accidents de la
circulation, et ne doivent pas avoir pour
origine un acte de chasse ou de
destruction d'animaux nuisibles : pour
tous ces cas, il existe en effet déjà
une procédure d'indemnisation
spécifique.
Quels sont
les délais ?
La demande
doit être faite dans les 3 ans qui
suivent la date de l'infraction
(prolongation possible si la victime a
été dans l'impossibilité de présenter
sa requête dans les délais) ou dans
l'année qui suit la date de la décision
définitive du tribunal si un procès a
été engagé.
Que
faut-il faire ?
Adresser
une lettre avec accusé de réception à
" Monsieur le Secrétaire de la
Commission d'indemnisation des Victimes
d'infractions ". Il existe une
commission auprès de chaque tribunal de
grande instance. Joindre tous les
documents concernant l'affaire
(démarches, certificats médicaux...) et
la copie de la dernière déclaration
d'impôts. Le dossier peut être
constitué par un avocat .Il est possible
de demander une provision en même temps
que la requête initiale.
Où
s'adresser ?
A la
commission d'indemnisation des victimes
d'infractions pénales siégeant au
tribunal de grande instance du
département.
Quel est
le montant de l'indemnité ?
Infractions
ne présentant pas un net caractère de
gravité : vol, escroquerie, abus de
confiance : elle ne peut pas excéder le
triple du plafond de ressources exigé ;
infractions ayant entraîné une
incapacité totale de travail inférieure
à 1 mois : montant variable, il dépend
de la nature de l'infraction et de la
situation de la victime.
Infractions
graves : L'indemnisation est, depuis le
1er janvier 1991, totale : elle couvre
tous les préjudices subis (physiques,
moraux, professionnels...). Mais la
commission d'indemnisation, chargée de
fixer le montant de l'indemnité tient
compte : des prestations versées par les
organismes sociaux ; des remboursements
déjà perçus des frais médicaux ou de
rééducation ; des salaires maintenus le
cas échéant par l'employeur ; d'une
manière générale de toutes les
indemnités perçues à l'occasion de ce
préjudice. Par ailleurs, il faut savoir
que l'indemnisation peut être réduite,
ou même refusée, en raison de la faute
de la victime.
Bon à
savoir : Pour des renseignements plus
précis, on peut s'adresser au Fonds de
Garantie des Victimes d'actes de
terrorisme et des autres infractions,
chargé de la gestion des indemnisations
(adresse : 64, rue De France , 94682
Vincennes cedex).
Pour la
constitution de son dossier, il est
conseillé de s'adresser à
l'I.N.A.V.E.M. (Institut National d'Aide
Aux Victimes), 414, rue Ferrus, 75014
Paris
C. pr.
pén. : Art. 706-3 s, Loi du 6/7/1990.
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