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La responsabilité pénale
d'une personne est engagée lorsque
celle-ci a commis intentionnellement un
crime ou un délit contre une autre
personne ou contre la société.
Qu'est-ce que la
responsabilité pénale ?
Contrairement à la
responsabilité civile qui peut être
engagée par la faute d'autrui
(responsabilité des parents par exemple
pour la faute commise par leur enfant),
on ne peut être responsable pénalement
que de son propre fait, comme en dispose
l'article 121-1 du code pénal.
L'auteur du crime ou du
délit doit avoir eu une " intention
frauduleuse ", sauf pour les délits
d'imprudence, de négligence ou de mise
en danger délibérée d'autrui.
Les personnes morales
peuvent-elles être pénalement
responsables ?
Toutes les personnes
morales, sauf l'État, peuvent être
déclarées responsables pénalement des
infractions commises par leurs
représentants.
La responsabilité pénale
d'une collectivité locale, ou de l'un de
ses groupements, ne peut être engagée
que s'il s'agit d'une activité pouvant
être déléguée par un service public.
Attention: Le fait qu'une
personne morale soit pénalement
responsable n'exclut pas la
responsabilité des personnes physiques
qui ont commis l'infraction.
A noter : Les personnes
morales étrangères peuvent être
reconnues responsables pénalement
lorsque l'infraction a été commise sur
le territoire français.
Bon à savoir : Un prévenu
reconnu pénalement irresponsable et
relaxé pour cause de troubles psychiques
peut malgré tout être condamné aux
dépens.
Comment la complicité
est-elle punie ?
Une personne reconnue
complice d'une infraction est punie de la
même manière que l'auteur de cette
infraction. Est considéré comme
complice ,celui qui aide ou facilite
sciemment une infraction ou sa
préparation, celui qui incite une
personne à commettre une infraction,
celui qui donne l'ordre de commettre une
infraction.
Dans quels cas y a-t-il
irresponsabilité pénale ?
Les mineurs : Les mineurs de
moins de 13 ans ne peuvent pas être
reconnus pénalement responsables. Mais
des peines peuvent être prononcées
contre des mineurs plus âgés sous
certaines conditions.
Les déments : La
responsabilité pénale d'un individu
peut ne pas être engagée, ou est
engagée partiellement, si celui-ci, au
moment des faits était atteint d'un
trouble psychique ou neuropsychique ayant
eu pour conséquence une perte ou une
altération de son discernement ou du
contrôle de ses actes. Depuis la loi du
8/2/95, quand le juge d'instruction ne
donne pas suite au vu des résultats de
l'expertise d'une personne jugée
démente au moment des faits, la partie
civile peut demander un complément
d'expertise ou une contre-expertise.
Les autres cas
d'irresponsabilité pénale : La
responsabilité pénale ne peut être
retenue si l'auteur de l'infraction a agi
: sur ordre d'une autorité légitime,
par contrainte, en état de légitime
défense, ou par erreur de droit.
Dans quels cas la légitime
défense est-elle reconnue ?
La légitime défense est
reconnue lorsqu'elle a pour but de se
protéger d'une infraction et à
condition que les moyens de défense et
la gravité de l'atteinte ne soient pas
disproportionnés par rapport à
l'infraction considérée.
Attention : L'homicide
volontaire d'un voleur dans le cas d'une
atteinte aux biens ne peut pas justifier
la légitime défense.
Bon à savoir :Les parents
d'un mineur qui se livre habituellement
à des délits tels que le cambriolage
peuvent, s'ils vivent sous le même toit
que leur enfant, être punis de recel.
Référence : Code pénal :
Art. 121-1 s.
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