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Qu'est-ce que la garde à
vue ?
La garde
à vue permet à un officier de police
judiciaire de garder au poste de police,
pendant 24 heures, pour les besoins d'une
enquête et pour l'interroger une
personne suspectée d'avoir commis ou
tenté de commettre une infraction .
Le
délai peut être prolongé, avant son
expiration, avec l'autorisation du
procureur de la République :
prolongation
normale : 24 heures (soit, au total, une
garde à vue de 48 heures) ;
prolongation
supplémentaire en matière d'infractions
sur les stupéfiants et pour les
personnes soupçonnées de terrorisme :
48 heures (soit, au total, une garde à
vue de 4 jours).
A signaler
: un enfant de moins de 13 ans ne peut
pas être placé en garde à vue. Mais le
jeune de 10 à 13 ans peut être mis en
retenue au commissariat, pour les
nécessités de l'enquête, après
autorisation d'un magistrat et sous son
contrôle en cas de crime ou de délit
puni d'au moins 7 ans d'emprisonnement.
Quels sont les droits de la
personne gardée à vue ?
Toute
personne placée en garde à vue est
immédiatement informée de ses droits.
Elle peut : faire prévenir, par
téléphone, la personne avec laquelle
elle vit habituellement, l'un de ses
parents en ligne directe, l'un de ses
frères et surs ou son employeur,
se faire examiner à tout moment par un
médecin ; si l'un des membres de la
famille demande cet examen, il est
obligatoirement fait ; s'entretenir avec
un avocat pendant 30 minutes, dès la 20e
heure de la garde à vue. Ce délai est
porté à 36 heures pour les affaires de
proxénétisme,
d'extorsion
de fonds aggravé, d'association de
malfaiteurs, de vol en bande organisé,
de destruction et 72 heures pour celles
de terrorisme et de trafic de drogue.
Comment peut-on faire échec
à la garde à vue ?
En dehors
des cas où la police agit sur "
commission rogatoire du juge
d'instruction " ou en cas de crime
ou de flagrant délit :
le citoyen
n'est pas tenu d'ouvrir sa porte aux
enquêteurs ; il n'est pas tenu non plus
de les suivre dans les locaux de la
police.
A noter :
dans tous les cas de refus, le procureur
de la République peut contraindre le
citoyen par la force publique.
Enfin,
quelles que soient les menaces ou les
sollicitations dont il peut être
l'objet, il n'est pas obligé de
répondre à la police avant d'avoir
été conduit devant un juge.
C. pr.
pén. : Art. 63 s. et 154.
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