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  Voyage et pathologies préexistantes

 


Voyage et pathologies préexistantes


















 

Les patients ayant des traitements au long cours doivent apporter leurs médicaments en quantité plus importante que ce que la durée prévue du séjour ne nécessite pour pouvoir parer à tout retard éventuel. Ces traitements doivent être répartis entre le bagage à mains et les bagages voyageant en soute au cas où ces derniers seraient perdus.
- Un âge avancé n'est pas en soi une contre-indication aux voyages. Il expose par contre davantage aux problèmes de santé et une consultation pré-voyages est très souhaitable. En dehors de la décompensation d'une éventuelle pathologie préexistante, le premier ennemi du " senior " est la déshydratation à la suite, soit d'une diarrhée aiguë, soit d'un coup de chaleur. La possibilité de pouvoir s'hydrater régulièrement doit donc être impérative.
- Un diabète, même insulinodépendance, n'est également pas en soit une contre-indication aux voyages. Par contre, une consultation en diabétologie est absolument indispensable pour apprendre à adapter les doses d'insuline en fonction du décalage horaire et, pendant le séjour, en fonction de la modification de l'alimentation ou de l'augmentation des efforts physiques par exemple.

Voyages en altitude

En cas de séjour à haute altitude, une consultation médicale est nécessaire, car certaines pathologies neurologiques, cardio-vasculaires et respiratoires le contre-indiquent. La montée ne devra pas être trop rapide. En cas de survenue de mal des montagnes (céphalées, asthénie intense, dyspnée), il est impératif de conseiller aux voyageurs de ne pas forcer et de rentrer à l'hôtel pour se reposer jusqu'à ce que les symptômes aient disparu. Dans certains cas, une descente à un palier inférieur est nécessaire. Dans certaines situations, une prescription de Diamox peut être envisagée.

Décalage horaire/problèmes liés à l'avion

Les manifestations dues au décalage horaire (Jet Lag) sont pratiquement inévitables dans les déplacements Est-Ouest ou Ouest Est et sont d'autant plus importantes qu'ils concernent un nombre important de fuseaux horaires. Elles proviennent d'un dérèglement de l'horloge biologique. Plus que la mélatonine dont la commercialisation n'est pas autorisée en France, le meilleur moyen d'en limiter ses effets est de conseiller au voyageur de se forcer à adopter dès son arrivée sur place le rythme "social" local pour se re synchroniser le plus rapidement possible.

Pendant le trajet en avion, il est important de boire de l'eau et de se lever de son siège régulièrement pour éviter le risque de thrombose veineuse particulièrement s'il y a des antécédents de ce type ou une pathologie préexistante favorisante. Les problèmes de ballonnements abdominaux peuvent être compensés par la prise d'adsorbants (Smecta).

Risques traumatiques

Ils sont méconnus mais représentent pourtant la première cause de rapatriement sanitaire, qu'ils soient liés à certains sports à risques ou plus simplement aux accidents de circulation (marche le long des routes, location d'engins à moteur,...).

Dongue et autres arboviroses

La dongue (tableau pseudo grippal algique et fébrile) est en pleine expansion actuellement et, à partir de son fief asiatique originel a conquis pratiquement tout le globe. Les formes hémorragiques potentiellement graves ont une fréquence également croissante bien qu'elles touchent peu le voyageur européen. Il n'y a pas encore de vaccin et la prévention repose sur l'éviction des moustiques vecteurs dans la journée (Insect Ecran Peau).

Les baignades

. Les baignades en eau douce exposent au risque de bilharziose urinaire ou digestive particulièrement en Afrique. Les foyers de transmission ayant une répartition très hétérogène, le plus simple est de se renseigner sur place pour savoir si les bains sont sans risque.

. Les baignades en eau de mer nécessitent dans certains endroits de se protéger du corail et d'animaux venimeux par le port de chaussures ou palmes.

. La marche pieds nus expose en zone tropicale humide à la transmission transcutanée de certains parasites intestinaux (ankylostomiase, anguillulose). La marche sur le sable expose au larva migrans cutané et aux tungoses. La prévention repose sur le port de chaussures qui doit être impérative en zone rurale pour éviter les morsures de serpent (risque en fait faible).

. Morsures par un animal: la rage étant répandue très largement sur le globe, toute morsure ou léchage d'une plaie par un animal au comportement agressif doit faire penser à un risque possible de transmission de la rage. Ce risque est particulièrement important chez les enfants qui iront plus volontiers au contact des animaux. Dans cette situation, et même si l'on a été vacciné préventivement, une consultation auprès d'un centre anti-rabique est indispensable et d'autant plus rapidement que la blessure est profonde.

. Protection contre le soleil: le soleil est parfois l'ennemi du voyageur en zone tropicale... En dehors des souvenirs cuisants qu'il peut laisser, il peut être responsable de coup de chaleur potentiellement grave. L'exposition au soleil doit donc être progressive, l'utilisation de crème solaire de haut degré de protection étant indispensable.

Maladies sexuellement transmissibles=

. Les relations occasionnelles non protégées exposent, au risque de maladies vénériennes y compris l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH)

Un seul contact sexuel suffit pour contracter le VIH.

Risques transfusionnels

Les transfusions doivent être refusées en zone tropicale, sauf nécessité absolue en raison de la transmission possible du paludisme de la syphilis, des hépatites B et C, du VIH et des virus HTLV.

     
 

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