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ZONA :
VIRUS DE L'HERPÈS ZOSTÉRIEN
DÉFINITION
Le zona est provoqué par la
réactivation du virus varicella-zona
(VZV) ou herpès zoster. Le zona survient
chez des sujets ayant déjà eu une
varicelle. Cette maladie est très
fréquente chez les personnes
séropositives. En effet, le virus
responsable du zona persiste à l'état
latent (après une infection initiale à
la varicelle) pendant la vie entière
dans les ganglions nerveux, rachis ou
nerfs crâniens. Le zona est donc dû au
réveil du virus qui est resté
dissimulé dans l'organisme.
SYMPTÔMES
Le zona se caractérise par l'apparition
de plaques rouges irrégulières sur
lesquelles se développent après
quelques jours des petites bulles
(vésicules en bouquet) qui se
remplissent d'un liquide transparent. Par
la suite, ces bulles sèchent et font
place à des croûtes. La zone de
l'éruption correspond au territoire d'un
nerf infecté, c'est-à-dire la zone de
la peau ou se situent les terminaisons
nerveuses du nerf en question. Le plus
souvent l'éruption de bulles se fait
sous forme d'une bande sur la partie
droite ou gauche du torse. Elle dure une
quinzaine de jours. Cette éruption
s'accompagne d'un peu de fièvre (38
degré Celsius), mais surtout de douleur.
Le zona est contagieux par le contact
cutané avec les lésions.
STATISTIQUES
Plus de 95% de la population adulte a eu
la varicelle. Suite à une déficience du
système immunitaire, qui peut être due
à plusieurs facteurs, le VZV abrité
dans le système nerveux peut se
réactiver.
PRÉVENTION
(PROPHYLAXIE) : Acyclovir (Zovirax(r))
TRAITEMENTS
: Acyclovir (Zovirax(r))
On recommande également de prendre un
anti-inflammatoire (comme de l'aspirine
(AAS)), de l'Ibuprofène (Advil, Motrin)
ou du Naproxen (Naprosyn) dès
l'apparition de l'infection. Ceci aide à
réduire les dommages possibles aux
tissus nerveux et à prévenir la
douleur. Cosultez toujours votre médecin
d'abord.
Références:
Sordet, F., " Zona et VIH,
Traiter dès les premiers symptômes
", Remaides, Mars 1997, no.23,
pp20-21.
Aides, " Les maladies de peau;
deuxième partie " , Aides
Fédération nationale, 1995, p.5.
Patterson, B., F. Robichaud, " Vous
et votre santé, Un guide à l'intention
des personnes vivant avec le VIH ou le
sida ", Réseau communautaire
d'info-traitements sids (RCITS-CATIE),
1996, p. 156.
Larousse, " Larousse Médical
", 1995, p.1139.
LES
INFECTIONS FONGIQUES : CANDIDOSE
DÉFINITION
La candidose est provoquée par un
champignon levuriforme que l'on appelle
aussi " levures ". Le plus
répandu est le candida albilicans. La
candidose est l'infection fongique la
plus courante chez les personnes ayant le
VIH. Cette levure, qui normalement est
maîtrisée par les bactéries non
pathogènes de l'organisme (les bonnes
bactéries), se présente chez la plupart
des gens.
SYMPTÔMES
La candidose peut se manifester sous
forme de plaques blanchâtres sur les
gencives et sur les côtés de la langue;
celles-ci peuvent provoquer une sensation
de brûlure, une enflure, des rougeurs et
changer le goût des aliments. La
candidose peut aussi se propager à
l'sophage (le tube qui relie la
bouche à l'estomac), où elle peut
causer des maux de gorge et de la
difficulté à avaler.
Chez les
femmes, la candidose peut se manifester
par des démangeaisons, une sensation de
brûlure autour du vagin et d'épaisses
pertes vaginales blanchâtres ou
jaunâtres. On appelle communément cette
candidose vaginite.
STATISTIQUES
Le risque de contracter la candidose est
plus grand si votre compte de CD4 est
inférieur à 400 cellules (lymphocytes)
par mm3 de sang. Cependant, bien des gens
ayant une numération considérablement
plus élevée ont des symptômes de
candidose.
PRÉVENTION
(PROPHYLAXIE)
Puisque les sucres stimulent la
croissance du champignon (champignon
responsable de la candidose), certaines
personnes adoptent un régime alimentaire
sans sucre pour réduire le risque de
développer une candidose.
On retrouve deux principaux médicaments
dans la prévention de la candidose :
Fluconazole (DiflucanMD)
Kétoconazole (Nizoral(r))
*** Le
rinçage de la bouche avec de l'eau
contenant quelques gouttes d'eau
oxygénée (peroxyde d'hydrogène) aide
à prévenir l'apparition de muguet.
TRAITEMENTS
Fluconazole (DiflucanMD)
Nystatine (Mycostatin(r))
Clotrimaderm (Clotrimazole(r))
Kétoconazole (Nizoral(r))
Itraconazole (SporanoxMD)
Références:
Patterson, B., F. Robichaud, " Vous
et votre Santé, Un guide à l'intention
des personnes vivant avec le VIH ou le
Sida ", Réseau communautaire
d'info-traitements sida (RCITS - CATIE),
1996, pp. 135-143.
Aides, " Info-Plus, Les infections
fongiques ", Aides Fédération
nationale, 1995.
Aides, " Info-Plus, Les maladies de
peau, deuxième partie ", Aides
Fédération nationale, 1995.
Larousse, Larousse Médical, 1995
CMV :
CYTOMÉGALOVIRUS
DÉFINITION
Le CMV fait partie de la famille des
virus de l'herpès. Le CMV se transmet
par le lait maternel, la salive, l'urine,
le sperme et les sécrétions vaginales
pendant les rapports sexuels, ou encore
par le sang contaminé ou les greffes
d'organes. Ce virus est très répandu :
plus de 70% de la population en
général, en est porteuse. Il est rare
que le CMV entraîne des symptômes chez
les personnes dont le système
immunitaire est normal. Par contre, chez
les personnes dont le système
immunitaire a été endommagé par le
VIH, le CMV peut se réactiver et
provoquer des maladies.
SYMPTÔMES
Le CMV peut infecter diverses parties de
l'organisme humain, dont l'oeil, le
système digestif, le cerveau, la moelle
épinière et les poumons. Après un
infection, le virus demeure dans les
globules blancs à l'état latent ou
inactif.
Oeil " Rétinite " : zone
d'infection la plus courante du CMV. Ce
dernier entraîne des troubles de la
vision comme des taches noires, corps
flottants, éclairs lumineux, brouillards
visuels, lignes ondulées, points
aveugles ou diminution de la capacité à
lire les petits caractères. L'infection
attaque un oeil ou les deux à la fois et
tend vers la cécité (aveugle) si elle
n'est pas traitée. La rétinite à CMV
n'est habituellement pas douloureuse.
Système digestif : le deuxième endroit
le plus couramment infecté par le CMV.
Le CMV peut toucher l'sophage
(ulcères dans le tube qui relie la
bouche à l'estomac), l'estomac,
l'intestin grêle et le colon (gros
intestin). Les principaux symptômes sont
la fièvre, la diarrhée aqueuse (très
liquide), la perte de poids et
d'appétit.
Poumons : pneumonite à CMV. Cette
infection est plutôt rare chez les
personnes HIV+. Les principaux symptômes
sont la fièvre, une toux sèche peu ou
pas productive, une difficulté
respiratoire à l'effort.
STATISTIQUES
Une infection à CMV se manifeste chez
environ 30% des personnes atteintes du
VIH à un stade avancé. Les risques sont
accrus lorsque les CD4 se situent à un
niveau inférieur à 100 CD4/mm3 de sang.
PRÉVENTION
(PROPHYLAXIE)
Si vos CD4 se situent aux alentours de
100 CD4/mm3, il est important de faire
vérifier votre vision de façon
régulière soit par votre médecin ou
votre ophtalmologiste. Assurez-vous aussi
d'avoir des pratiques sexuelles sûres et
de ne pas échanger de seringues, dans le
but d'éviter une réinfection.
Ganciclovir (Cytoven(r)); par comprimés,
par voie intraveineuse (directement dans
les veines), par injection intra-oculaire
(directement dans l'il) ou à
l'aide d'un implant intravitréen
(pellicule de plastique que l'on remplit
de ganciclovir et que l'on place dans
l'oeil).
Foscarnet (Foscavir); par voie
intraveineuse
TRAITEMENTS
Aucun médicament ne peut guérir le CMV,
cependant on peut en maîtriser et
stabiliser l'évolution chez plus de 80%
des patients.
Ganciclovir (Cytoven(r)); par voie
intraveineuse( I/V)
Foscarnet (Foscavir); par voie
intraveineuse (I/V)
Étant donné que le traitement du CMV
requiert plusieurs injections (perfusions
intraveineuses), il se peut que l'on vous
installe un cathéter I/V
(intra-veineux). Un cathéter I/V est un
embout, habituellement fait de plastique,
que l'on insère à l'intérieur d'une
grosse veine et que l'on peut laisser
pour une certaine période. On évite
donc de fatiguer les veines, car le
foscarnet et le ganciclovir sont très
forts et irritants pour celles-ci.
Références:
Patterson, B., F. Robichaud, " Vous
et votre Santé, Un guide à l'intention
des personnes vivant avec le VIH ou le
Sida ", Réseau communautaire
d'info-traitements sida (RCITS-CATIE),
1996, pp.148-154.
Walmsley, S.L., " Rétinite à
cytomégalovirus et infection par le VIH
", publié par Hoffman La Roche
Ltée. , date inconnue.
Olivier, C., J. Robert, R. Thomas, "
Le Sida ", Association des médecins
de langue française du Canada, 1995, p.
263.
CRYPTOCOCCOSE
(Turolose)
DÉFINITION
La cryptococcose est causée par un
champignon appelé Cryptococcus
neofarmans, qui se trouve partout dans le
monde, en particulier dans les sols
contaminés par les excréments d'oiseaux
(fientes). L'homme peut être contaminé
par voie respiratoire, digestive ou, plus
rarement, par voie cutanée. Par la
suite, la levure (champignon) se
dissémine par voie sanguine ou
lymphatique. La plupart des gens ont
probablement été exposés à ce
champignon en respirant l'air contaminé.
Ce champignon peut infecter le système
nerveux central (causant la méningite ou
la méningo-encéphalite - infection
simultanée des méninges et de
l'encéphale), les poumons (causant une
pneumonie) ou d'autres organes (causant
des affections à d'autres endroits).
SYMPTÔMES
Méningite : inflammation de la membrane
entourant le cerveau ou la moelle
épinière.
fièvre
maux de tête
fatigue
raideur dans la nuque (cou)
vision brouillée
confusion
nausées
Encéphalite: inflammation du cerveau
causant pratiquement les mêmes
symptômes que la méningite.
Pneumonie:
fièvre
toux (avec expectorations)
difficulté à respirer
Les symptômes de l'infection
disséminée sont des lésions cutanées
non-douloureuses.
STATISTIQUES
Le risque de contracter la cryptococcose
est plus élevé si votre compte CD4 est
inférieur à 100 cellules.
PRÉVENTION
(PROPHYLAXIE)
Aucun médicament ne s'est avéré
efficace pour prévenir les infections
cryptococciques.
TRAITEMENT
Amphotéricine B par voie intraveineuse
(injection dans une veine) Fluconazole
(DiflucanMD)
Le traitement contre l'infection à
cryptococcus doit se poursuivre pendant
toute la vie pour empêcher les rechutes.
Références:
Patterson, B., F. Robichaud, " Vous
et votre santé, Un guide à l'intention
des personnes vivant avec le VIH ou le
sida ", Réseau communautaire
d'info-traitements sida (RCITS-CATIE),
1996, pp.137-139.
Larousse, " Larousse Médical
", 1995, p. 260.
HERPÈS
SIMPLEX : TYPE I ET TYPE II
DÉFINITION
Les deux virus de l'herpès sont transmis
soit par le baiser (type I), soit par les
relations sexuelles (type II).
Les virus de l'herpès ont la
particularité de persister dans
l'organisme et ceci de façon
définitive. Après une première crise,
d'autres accès d'herpès peuvent
survenir plus ou moins périodiquement.
La crise se déclare le plus souvent au
même endroit sur la peau. Certains
facteurs comme la fatigue et le stress,
peuvent influencer la survenue d'une
crise d'herpès. De plus, l'exposition au
soleil peut favoriser l'apparition de
lésions d'herpès. L'herpès est souvent
douloureux et il donne des sensations de
brûlures.
SYMPTÔMES
Herpès simplex type I : par le baiser
Vésicules, cloques ou ulcères (feux
sauvages) et démangeaisons sur les
lèvres.
Herpès simplex type II: par relations
sexuelles
Ampoules, vésicules ou cloques sur les
organes génitaux.
STATISTIQUES
Chez les personnes ayant moins de 200
CD4, les lésions de l'herpès peuvent
être plus étendues et plus longues à
cicatriser. L'herpès peut aussi avoir
tendance à récidiver plus souvent chez
ces personnes.
PRÉVENTION
(PROPHYLAXIE)
Acyclovir (Zovirax(r))
TRAITEMENTS
Acyclovir (Zovirax(r))
Famciclovir (Famvir(tm))
Valaciclovir (Valtrex(r))
Trifulridine (Viroptic(tm))
Références:
Patterson, B., F. Robichaud, " Vous
et votre santé, Un guide à l'intention
des personnes vivant avec le VIH ou le
sida ", Réseau communautaire
d'info-traitements sida (RCITS_CATIE),
1996, p.155.
Aides, " Info-Plus; Les maladies de
peau; deuxième partie ", Aides
Fédération nationale, 1995.
MAC :
INFECTIONS À MYCOBACTÉRIUM AVIUM
" L'acronyme MAC signifie
mycobactérium avium complex, lequel est
aussi appelé MAI qui signifie
mycobactérium avium intracellulaire.
"
DÉFINITION
Le MAC est causé par une bactérie qui
pénètre dans certaines cellules de
notre organisme. Comme elle se cache dans
ces cellules, cette bactérie est
difficile à combattre. La bactérie
responsable du MAC appartient à la même
famille que celle qui cause la
tuberculose. Cependant, vous ne pourriez
pas contracter le MAC d'une personne qui
tousse ou éternue sur vous. La
bactéries du MAC se trouve dans le sol
et dans l'eau. La plupart des gens y ont
déjà été exposés, sans toutefois
contracter la maladie, parce que leur
système immunitaire est assez fort pour
la combattre. Cependant, lorsque le
système immunitaire est affaibli, le MAC
peut entraîner une infection avec
symptômes diffus.
SYMPTÔMES
Fièvre
Fatigue persistante accompagnée de
sueurs nocturnes
Perte d'appétit
Douleurs abdominales
Diarrhées chroniques
Perte de poids grave
Hypertrophie de la rate et du foie
Anémie
Gonflement des ganglions lymphatiques
STATISTIQUES
C'est l'infection opportuniste qui
connaît la plus grande croissance. Le
risque de contracter le MAC est plus
élevé si votre numération de CD4 est
inférieur à 50 cellules.
PRÉVENTION
(PROPHYLAXIE)
Vous pouvez réduire le risque de
contracter le MAC en prenant des
précautions particulières lorsque vous
cuisinez (lavez-vous les mains, évitez
de vous lécher les doigts, ...).
Lavez et pelez tous les légumes et les
fruits avec soin.
Ne mangez rien qui n'ait pas été cuit,
pelé ou bouilli (conseil de la FDA, Food
and Drug Administration des É.U.).
Rifabutine (Mycobutin(r))
Azithromycin (Zithromax(r)) - Pour les
personnes qui développent une uvéite
(inflammation de l'uvée, membrane
intermédiaire vascularisée et
nourricière de l'oeil) suite à la prise
de Mycobutin.
TRAITEMENTS
Clarithromycine (Biaxin(r))
Ciprofloxacine (Cipro(r))
Éthambutol (Myambutol(r))
Pour le traitement de MAC, le patient
prend le Biaxin, la Cipro et
l'Éthambutol pour le reste de sa vie, à
moins d'avis contraire du médecin.
Références:
Patterson, B., F. Robichaud, " Vous
et votre santé, Un guide à l'intention
des personnes vivant avec le VIH ou le
sida ", Réseau communautaire
d'info-traitements sida (RCITS-CATIE),
1996, pp. 126-129.
Aides, " Info-Plus; Les infections
par les mycobactéries atypiques "
1995.
Bisaillon, C., " Le VIH et les
médicaments ", Mars 1996.
PPC :
PNEUMONIE À PNEUMOCYSTIS CARINII
(Pneumocystose)
DÉFINITION
La pneumocystose est causée par un
champignon appelé Pneumoncystis carinii.
On retrouve ce micro-organisme chez la
plupart des personnes. Le champignon se
loge dans les poumons et demeure inactif
tant et aussi longtemps que le système
immunitaire est en bonne condition. Ils
devient cependant pathogène (cause une
maladie) lorsque les gens sont
immunosupprimés (ex.: VIH/Sida ou après
une greffe). La PPC peut induire une
inflammation des tissus du poumon ce qui
donne l'impression d'être oppressé et
d'avoir de la difficulté à respirer.
SYMPTÔMES
Toux sèche, tenace, peu ou pas
productive (avec ou sans sécrétions)
Difficulté à respirer surtout lors d'un
effort
Altération de l'état général (ex.:
amaigrissement)
Sudation excessive (transpiration)
Fièvre
Ces symptômes apparaissent
généralement lentement et s'étendent
sur une période de quelques semaines.
Comme cette maladie évolue peu
rapidement, les gens tardent à voir leur
médecin. Il est important de noter que,
si la PPC n'est pas traitée, elle est
généralement fatale.
STATISTIQUES
La PPC demeure, pour la moitié des cas,
le mode de présentation initiale du
sida. 25% des sidéens décèdent de
cette forme de pneumonie, tandis que 65%
présentent au moins une fois cette
infection au cours de l'évolution de
leur maladie. Le risque de PPC est plus
important lorsque les CD4 sont plus bas
que 200 cellules par mm3 de sang.
PRÉVENTION
(PROPHYLAXIE)
On retrouve quatres principaux
médicaments pour la prévention de la
PPC.
TMP/SMX - Trimethoprime/Sulfamethoxazole
(Septra(r) ou Bactrim(tm))
Pentamidine en aérosol (Pentacarinat(r))
Dapsone (Avlosulfon(r)) - peut être
associé à triméthoprime.
Primaquine
TRAITEMENTS
Selon la sévérité de l'infection, le
médecin choisira un ou une combinaison
des médicaments suivants:
TMP/SMX - Trimethoprime/Sulfamethoxazole
(Septra(r) ou Bactrim(tm))
Pentamidine intraveineux
(Pentacarinat(r))
Atovaquone (Mépron(r))
Dapsone (Avlosulfon(r)) - peut être
associé à la triméthoprime.
Association Primaquine et Clindamycine
Lorsque la PPC a été traitée, on
continue le traitement prophylactique
pour éviter une nouvelle infection.
Il se peut que le médecin vous prescrive
des corticostéroïdes (ex.: prednisone)
pour réduire l'inflammation des poumons
même si les traitements sont terminés
car cette inflammation peut persister
après guérison de la PPC.
Références:
Patterson, B., F. Robichaud, " Vous
et votre Santé, Un guide à l'intention
des personnes vivant avec le VIH ou le
Sida ", Réseau communautaire
d'info-traitements sida (RCITS - CATIE),
1996, pp.140-143.
Olivier, C., J. Robert, R. Thomas, "
Le Sida ", Association des médecins
de langue française du Canada, 1995,
p.132-135.
Bisaillon, C., " Le VIH et les
médicaments ", Mars 1996, feuillet
didactique.
SARCOME DE
KAPOSI
DÉFINITION
Le SK (Sarcome de Kaposi) est une
croissance anormale des petits vaisseaux
sanguins habituellement situés sous la
peau. Les sarcomes sont des tumeurs
(tuméfaction ou enflure).
Aujourd'hui on pense que l'origine des
lésions de Kaposi est multifactorielle,
c'est-à-dire que plusieurs agents
doivent être réunis et activés pour
que se développent ces lésions.
Le SK peut-être associé au virus
appartenant à la famille de
l'herpèsvirus.
Sa présence a aussi été observée dans
le sang et le sperme.
Le système immunitaire semble également
jouer un rôle important dans
l'apparition des lésions de Kaposi
La production de certaines substances par
les cellules du système immunitaire
serait nécessaire au développement des
lésions.
SYMPTÔMES
EXTERNES
Lésions qui ressemblent à des taches
parfois violettes, rouges, bleues ou
noires. Elles sont habituellement plates,
non douloureuses et ne procurent pas de
démangeaisons. Les lésions peuvent se
déclarer n'importe où sur le corps.
Les endroits les plus courants sont:
le visage
le dos
le cou
la plante des pieds
la poitrine
SYMPTÔMES
INTERNES
Le Sarcome de Kaposi peut également
affecter la bouche et les organes
internes, y compris les intestins, les
poumons et les ganglions lymphatiques.
STATISTIQUES
Ce sont essentiellement des homosexuels
masculins qui présentent les symptômes
de Kaposi. 20% des homosexuels atteints
du sida souffrent de Kaposi alors que
l'on rencontre peu de cas chez les hommes
hétérosexuels, les femmes et les
usagers de drogues intraveineuses (mais
certains d'entre eux développent tout de
même des lésions de Kaposi). Le virus
associé aux lésions de Kaposi se
transmettrait par rapports sexuels, en
particulier lors de rapport oro-anal
(bouche-anus).
Le SK apparaît le plus souvent lorsque
l'immunité passe en-dessous du seuil des
200 lymphocytes T4 par mm3 de sang.
PRÉVENTION
La seule façon de se protéger de ce
virus serait d'utiliser des préservatifs
et des carrés de latex (digue dentaire)
lors de contacts bouche-anus.
TRAITEMENT
Le traitement du SK est palliatif et non
curatif.
La radiothérapie
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