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L'infection par le VIH (virus
de l'immunodéficience humaine) est une infection
chronique grave. Lorsqu'il est présent dans
l'organisme, ce virus s'intègre dans certains
globules blancs, appelés lymphocytes CD4, pour
s'y reproduire par centaines de milliers.
La
fonction principale de ces CD4 est de
nous protéger contre certaines
infections. La diminution de ces globules
blancs provoque une fragilité importante
des défenses immunitaires, pouvant entraîner
l'apparition d'infections dites
opportunistes, telles que la
pneumocystose (forme grave de pneumonie)
et la toxoplasmose (inflammation grave de
l'encéphale), faisant alors passer le
malade au stade de Sida (syndrome
d'immunodéficience acquise). Il est
important de différencier la séropositivité,
qui n'est autre que la présence du virus
dans l'organisme, et le Sida proprement
dit, qui correspond à une phase plus
avancée de la maladie due à une altération
importante des défenses immunitaires.
Le
Sida, stade avancé de l'infection par le
VIH, est une maladie dont la déclaration
est obligatoire en France depuis 1986. On
estime que plus de 85 % des cas ont fait
l'objet d'une déclaration aux autorités
de santé publique. Les statistiques les
plus récentes donnent un total cumulé
des cas de Sida en France - depuis 1983 -
de 49 097 au 30 juin 1998. Le nombre de
nouveaux cas de Sida diagnostiqués, en
augmentation croissante depuis 1994, a
baissé en 1995, et plus particulièrement
en 1996. Depuis 1988, cette tendance à
la baisse s'est nettement ralentie.
Environ
100 000 personnes seraient atteintes par
ce virus dans notre pays. De nos jours,
plus de 30 millions de personnes sont
atteintes par le VIH dans le monde.
Plusieurs modes de
contamination sont maintenant bien connus
Le VIH a
été isolé dans la majorité des
liquides biologiques humains, comme le
sang, le sperme, les sécrétions
vaginales et la salive. Cependant, la
transmission du VIH nécessite de grandes
quantités de virus, ainsi qu'une porte
d'entrée. En pratique, il existe 3
grands modes de transmission :
La
voie sexuelle : elle représente le mode
de contamination le plus fréquent dans
le monde et en France. La transmission ne
se fait pas uniquement lors de rapports
homosexuels comme le pensent encore trop
de gens. De nos jours, la transmission hétérosexuelle
est prépondérante et touche toutes les
tranches d'âges. La plupart des
pratiques sexuelles comportent un risque
de contamination, en particulier les pénétrations
anales, vaginales, et les rapports bucco-génitaux
(fellations) non protégés.
La
voie sanguine : le risque de
contamination par transfusion de sang ou
de dérivés sanguins est actuellement très
faible dans les pays industrialisés, grâce
à de nombreux tests réalisés systématiquement
après chaque don de sang. Le personnel médical
ou paramédical peut également être
contaminé par l'intermédiaire d'une
blessure faite avec du matériel ayant
servi à réaliser un prélèvement chez
une personne infectée par le VIH ou au
cours d'une intervention chirurgicale.
Chez
les toxicomanes, le partage du matériel
d'injection reste à l'origine de
nombreuses contaminations. Toutefois, ce
risque est actuellement moins important,
du fait d'une meilleure information de
cette population et du renforcement des
mesures de prévention (distribution de
seringues à usage unique, etc.).
La
transmission de la mère à l'enfant : le
risque de contamination de mères séropositives
vis-à-vis de leur enfant est maximal au
3e trimestre de leur grossesse et au
moment de l'accouchement. Autrefois, le
risque de transmission mère enfant était
d'environ 20 %. Il est actuellement moins
important, grâce à une prise en charge
spécialisée. Les médecins préconisent
un traitement court pour la mère et le
nouveau-né, ainsi que, parfois, une césarienne
programmée. La contamination peut également
avoir lieu par le lait maternel. C'est la
raison pour laquelle il est recommandé
aux jeunes mamans séropositives
d'alimenter leurs nouveau-nés avec du
lait artificiel.
Le dépistage
Le dépistage
de la séropositivité consiste en une
prise de sang pouvant être effectuée,
sur prescription, dans un laboratoire
d'analyses médicales ou dans des Centres
de Dépistages Anonymes et Gratuits (CDAG),
généralement situés dans les centres
hospitaliers. Un test précoce peut être
réalisé entre 10 et 24 jours après un
risque réel, mais un test ne sera négatif
de manière certaine que s'il est fait 3
mois après la prise de risque.
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