A
l'Institut européen du vieillissement,
on connaît bien le sujet. "Où
puis-je me procurer de la DHEA?"
demandent, presque systématiquement, les
personnes âgées de 40 à 80 ans venues
en consultation.
"Surtout les hommes
d'une cinquantaine d'années, chefs
d'entreprise, qui pensent ainsi rester au
top de leurs performances physiques et
intellectuelles" note le Pr De
Jaeger, gérontologue et enseignant à la
faculté de médecine de Paris nord.
Il rappelle également de
simples règles de bon sens. "On ne
peut envisager de prendre cette substance
sans avoir, au préalable, subi un examen
médical poussé, dont un dosage sanguin
de sulfate de DHEA, pour voir où l'on en
est. Notamment, pour bien déterminer la
dose de DHEA à prendre car ce n'est pas
en fonction de l'âge, mais plutôt des
carences hormonales, qu'on
l'établit".
Attention, le surdosage peut
provoquer une hypertension artérielle.
De même qu'une personne souffrant d'un
cancer hormono-dépendant (du sein ou de
l'utérus chez la femme, de la prostate
chez l'homme) risque de voir son cancer
s'accélérer.
Prudence également pour les
femmes ménopausées, déjà sous
traitement hormonal de substitution. Dans
l'organisme, la DHEA se transforme en
strogènes qui, ajoutés à ceux
pris dans le THS, risquent d'accroître
la probabilité de développer un cancer
du sein.