|
Convention collective,boutiques |
|
Moteurs de recherche

|
|
Dépression
|
  |
|
|
Dépression
Source de
l'info ( extait du
site 33 docavenue)
voir suite article sur :www.33docavenue.com.
Dr Cédric Zeitter, psychiatre,
Versailles
|
|
La dépression est une maladie très
fréquente : les études les plus récentes
estiment qu'elle peut toucher environ une femme
sur cinq et un homme sur dix au cours de son
existence.
Il
s'agit, en outre, d'une maladie grave. Les
principaux risques en sont :
- le
suicide (15 % des personnes dépressives
finissent par se suicider) ;
- la
chronicisation (20 % des cas), responsable d'une
souffrance importante de la personne, de son
entourage, et d'un handicap social et
professionnel.
Par
conséquent, il est primordial de repérer cette
affection et de faire rapidement le diagnostic.
Celui-ci permettra la mise en route d'un
traitement adapté, le plus précocement
possible, afin d'éviter une évolution défavorable.
En effet, on retrouve souvent dans les dépressions
chroniques un retard du diagnostic, ou un
traitement insuffisant.
Les principaux symptômes de
la dépression
L'humeur dépressive
Elle se différencie de la
tristesse " banale " par son
intensité, son côté extensif, et sa
qualité. On parle en effet de douleur
morale. La tristesse du déprimé envahit
tous les champs de son existence et la
moindre de ses expériences. Elle n'est
pas seulement rattachée à un événement
particulier ou à une difficulté précise
: elle paraît sans cause, incompréhensible,
et fait parfois dire au déprimé ou à
son entourage " je ne comprends pas,
j'ai (tu as) tout pour être heureux(se)
", ce qui peut s'accompagner d'un
sentiment de culpabilité.
Dans d'autres cas, il s'agit
davantage d'une indifférence (ou anesthésie
affective) : le déprimé ne réagit plus
émotionnellement et semble indifférent,
lointain, par rapport aux événements (positifs
comme négatifs) ou par rapport à ses
proches. Là encore, cette anesthésie de
l'humeur peut-être culpabilisante, en
particulier lorsqu'une mère ne ressent
plus ce qu'elle ressentait et "devrait
" ressentir pour ses enfants.
A l'extrême, la culpabilité
peut devenir délirante. Le sujet est
alors convaincu qu'il est une charge
insupportable pour sa famille, ce qui
peut conduire au suicide, et parfois au
" suicide altruiste ", drame
dont les médias sont friands, où le déprimé
se supprime en emmenant sa famille dans
la mort, persuadé que c'est la seule
solution pour elle et lui.
Le ralentissement
Le ralentissement (appelé
ralentissement psychomoteur) concerne à
la fois le psychisme et le corps :
- le ralentissement
psychique : les pensées sont plus lentes
et le discours plus pauvre. Les patients
se plaignent de troubles de la
concentration, de la mémoire, de
l'attention, ce qui nuit bien évidemment
à leur efficience scolaire ou
professionnelle ;
- le ralentissement moteur :
les gestes sont plus lents et plus
difficiles, l'expression faciale moins
riche, le faciès figé dans une mimique
douloureuse. Le déprimé réduit peu à
peu ses activités habituelles, ou les
maintient au prix d'un effort chaque jour
plus important, sentant parfois comme une
" chape de plomb " sur ses épaules.
Les symptômes
" physiques "
- troubles du sommeil :
insomnie, caractéristique lorsqu'il
s'agit d'une insomnie du petit matin (réveils
précoces souvent accompagnés de
ruminations pénibles), parfois
hypersomnie (augmentation de la durée
totale de sommeil) ;
- troubles de l'appétit :
anorexie, avec ou sans perte de poids,
parfois hyperphagie (augmentation de la
prise alimentaire avec prise de poids) ;
- fatigue (asthénie) :
difficultés à démarrer le matin et les
activités habituelles nécessitant un
effort important ;
- troubles de la libido :
diminution du désir sexuel, troubles de
l'érection, absence d'éjaculation et
absence d'orgasme ;
- douleurs : fréquentes,
elles ne s'expliquent pas par une cause
organique (physique) ; elles peuvent
consister en des céphalées, des
douleurs abdominales, articulaires, etc.
Les pensées du déprimé
Le malade dépressif a
souvent un " système de pensées
caractéristiques ", globalement négatif
:
- vision négative de soi :
" je ne vaux rien ", " je
ne suis pas à la hauteur ", "
ma vie est un échec
- vision négative du monde
: " le monde est hostile "...
- vision négative de
l'avenir : " l'avenir est bouché
", " je ne m'en sortirai jamais
"...
Le changement de
personnalité
La dépression représente
des ruptures dans la vie du sujet :
rupture dans son fonctionnement
intellectuel, dans son fonctionnement
affectif et dans ses comportements.
L'entourage repère ainsi des changements
qu'il ne comprend pas, et le malade lui-même
ne se "reconnaît " parfois
plus. Cette rupture est un élément
important du diagnostic.
Les causes de la dépression
personne avec certaines
circonstances défavorables.
On repère donc des
facteurs :
- environnementaux : événements
de vie (deuil, séparation, perte
d'emploi) ;
- psychologiques : histoire
de la personne, souffrance pendant
l'enfance, souffrance sociale,
professionnelle ou conjugale ;
- biologiques : le "
terrain " ou la " constitution
" de la personne, dans lesquels
interviennent des facteurs héréditaires
(les déprimés ont, plus fréquemment
que les non-déprimés, des personnes
elles-mêmes déprimées dans leur
famille).
|