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Cancer du sein
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Cancer du sein
Source de
l'info ( extait du
site 33 docavenue)
voir suite article sur :www.33docavenue.com. )
Docteur David Coeffic, service
d'oncologie médicale de l'hôpital Pitié-Salpétrière
(Paris) |
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Définition
d'une tumeur maligne et du cancer du sein
Le
cancer du sein, ou adénocarcinome du sein, est
une tumeur maligne développée au dépend de la
partie glandulaire du sein. Le sein est composé
de tissu glandulaire dont la fonction première
est de produire le lait d'allaitement. Le lait
est élaboré, puis évacué par des conduits
microscopiques, appelés canaux galactophores.
C'est à partir des cellules qui bordent ces
canaux que se développe le cancer du sein.
Il
existe deux formes typiques de cancer du sein :
la forme lobulaire, développée au dépend de la
partie terminale des canaux galactophores (la
moins fréquente, représentant 30 % des cancers
du sein), et la forme canalaire, développée au
dépend du reste de la structure galactophorique
(la plus commune).
Enfin,
il existe des formes dites 'in situ'.
Généralités sur
le cancer du sein
Avec plus de 25 000 nouveaux
cas par an en France, et environ 720 000
dans le monde, le cancer du sein est la
tumeur la plus répandue chez la femme.
23 % des cancers de la femme sont des
cancers du sein ; une femme sur onze développera
une tumeur du sein au cours de son
existence.
Responsable de 10 000 décès
par an dans notre pays, il est la première
cause de mortalité chez la femme entre
35 et 55 ans.
Seulement 5 % des tumeurs du
sein sont, d'emblée, métastatiques. En
revanche, 30 à 50 % des patientes
atteintes d'une forme locale développeront
ultérieurement des lésions à distance.
Le risque de développer un
cancer du sein augmente avec l'âge. L'âge
moyen, au moment du diagnostic, est de 55
ans.
Le cancer du sein peut aussi
survenir chez l'homme : la forme
masculine de cancer du sein ne représente
que 1 % de la totalité des cancers du
sein.
La sévérité du tableau épidémiologique
justifie les efforts à faire en matière
de prévention, de dépistage précoce et
de recherche thérapeutique.
Les facteurs de risques
identifiés actuellement dans le cancer
du sein
Un facteur de risque est un
élément de l'historique médical du
patient qui peut favoriser l'apparition
du cancer. Cependant, en aucun cas le ou
les facteurs de risque ne constituent les
seules explications au développement
d'un cancer. De même, la présence d'un
facteur de risque n'implique pas forcément
l'apparition d'un cancer.
Dans le cancer du sein, on
identifie un certain nombre de facteurs
de risque.
- Antécédents familiaux de
cancer du sein : c'est le risque le plus
important et le plus fréquent. Ce risque
est majoré si le lien de parenté avec
la personne malade est proche. En
revanche, la présence de plusieurs
cancers du sein dans une famille ne
prouve pas l'existence d'une forme héréditaire
et transmissible. En effet, les formes réellement
héréditaires ne représentent que moins
de 5 % de la totalité des cancers du
sein (voir plus bas à 'maladie
familiale') ;
- Antécédent personnel de
cancer du sein : le risque est multiplié
par quatre ;
- Risque hormonal : les
strogènes favorisent la prolifération
tumorale mammaire. Ainsi, une imprégnation
durable et/ou prolongée aux strogènes
conduirait à un doublement du risque de
cancer. L'hyperoestrogénie est favorisée
par une puberté précoce, une ménopause
tardive, l'absence de grossesse ou une
première grossesse tardive. Toutefois,
prendre la pilule contraceptive
oestroprogestative n'est pas un facteur
de risque.
Les analyses concernant le
traitement substitutif de la ménopause
comme facteur de risque indépendant sont
très discordantes et ne permettent pas
de tirer de conclusions actuellement.
Cependant, le traitement substitutif de
la ménopause, en cas d'antécédent
personnel de cancer du sein, est
formellement contre-indiqué ;
- Expositions thoraciques
importantes et/ou prolongées aux
rayonnements ionisants ;
- Les facteurs nutritionnels
sont encore imparfaitement connus.
L'incidence dans les pays industrialisés
à haut niveau socio-économique est plus
importante. Les épidémiologiste s'intéressent
au mode alimentaire. Le métabolisme
lipidique, et la consommation de
certaines graisses qui sont probablement
impliqués dans la carcinogenèse des
tumeurs du sein ;
- Maladie familiale : on décrit
maintenant des cas familiaux dont la
transmission est héréditaire et qui
correspondent à des mutations génétiques
(mutation des gènes BCRA1 et BCRA2). Ces
formes héréditaires ne représenteraient
que 5 à 10 % des cancers du sein.
Site à voir
www.essentielles.net :
Site d'échanges et d'informations de femmes
atteintes d'un cancer du sein . |
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