Si le nombre de jeunes fruits sur l'arbre est
satisfaisant, appliquer de 20 à 40 g de sulfate d'ammoniaque ou
d'ammonitrate au mètre carré. Cet apport sur sol nu aidera au
grossissement des fruits, tout en favorisant la formation des bourgeons
fructifères pour l'année suivante. Les arbres ne portant pas de fruits
ne recevront pas de fumure ; en effet, cette alimentation
excédentaire leur ferait prendre
trop d'extension.
Éviter de faire porter trop de fruits à des arbres
jeunes. Pour cela, on élimine les boutons à fleurs et on détache les
petits fruits en formation, tout en respectant la couronne de feuilles
les accompagnant. • Tavelure des pommiers et des poiriers
Les traitements devront être poursuivis. Faire attention
à l'apparition des taches sur les feuilles et surtout sur les fruits en
formation et appliquer, tous les 10 ou 15 jours, une pulvérisation avec
un fongicide de synthèse choisi parmi les produits déjà cités (voir mars
et avril). Un insecte, l'anthonome, peut encore faire des dégâts sur les
pommiers à floraison tardive (reinette du Mans); on le combattra avec
une spécialité à base de lindane ou autre insecticide de synthèse (diméthoate,
bromophos, pho-salone, etc.), également efficaces contre pucerons et
acariens (araignée rouge). Les pommiers sont particulièrement attaqués
par un puceron spécifique : le puceron lanigère, qui laisse sur les
rameaux des duvets blancs cireux, cotonneux, qui recouvrent le puceron
proprement dit. A la suite des piqûres de cet insecte suceur de sève,
les tissus réagissent en formant des sortes de boursouflures pouvant se
transformer en plaies chancreuses. Traiter avec des spécialités à base
de vamidothion ou de lindane.
Sur les poiriers, faire attention aux attaques de
tavelure ainsi qu'à l'apparition des pucerons et acariens. Traiter comme
les pommiers. Utiliser la rallonge mobile du pulvérisateur pour
atteindre les branches hautes.