Cette intervention parfois réalisée sur les pommiers et les poiriers
peut remplacer la taille des racines afin de ralentir les courants de
sève sur les arbres trop vigoureux et de favoriser la formation des
boutons à fruits. Sur vigne, on la pratique au niveau du bourgeon
porteur de grappes pour favoriser le grossissement de ces dernières. On
peut faire l'incision annulaire sur le tronc, mais elle se pratique
surtout sur les branches principales : on arrête ainsi la sève au-dessus
de l'incision et il en résulte une meilleure alimentation de la branche
traitée. L'opération se fait au printemps : on prélève tout autour de la
branche un anneau d'écorce large de 5 à 6 mm, en incisant profondément
jusqu'à l'aubier et en soulevant ensuite délicatement. La plaie est
aussitôt protégée par plusieurs tours de ruban adhésif et la
cicatrisation se fait assez rapidement. L'outil recommandé est le
greffoir pour les branches de petit calibre et la serpette pour les plus
gros rameaux.
Pour que l'intervention de l'incision annulaire soit moins brutale,
on peut prélever, sur l'écorce, à quelque distance l'un de l'autre, deux
demi-anneaux dont seules les extrémités se superposent.
Lorsque la vigueur d'un arbre est excessive et qu'on n'arrive à la
maîtriser ni par la taille ni par l'incision annulaire du tronc, on
peut, au cours de la période de repos de la végétation, transplanter
l'arbre.