Vers la fin du mois, nettoyer tous les bulbes au feuillage jauni.
Certains restent en place, sauf les touffes trop serrées (fritillaire,
muscari, narcisse...). Les tulipes seront retirées du sol tous les ans.
Enfoncer une fourche-bêche ou une bêche assez profondément pour arriver
sous les racines. Placer les touffes arrachées dans des clayettes et les
laisser sécher quelques jours dans un local sec et aéré.
Lorsque les bulbes sont secs, les débarrasser des feuilles mortes,
des racines, de la terre sèche et de tous autres détritus. Retirer les
petites bulbilles, ou caïeux. Les jardiniers compétents les feront
pousser deux ou trois ans avant de les faire fleurir. Brûler tout ce qui
est abîmé, taché, malade ainsi que les débris. Disposer les bulbes dans
des boîtes, des plateaux, ou de vieux bas filés qui éloignent les
rongeurs et les étiqueter. Ranger ou suspendre dans un abri frais, sec
et aéré.
Dans les régions à climat doux, planter les anémones 'De Caen' pour
une floraison d'automne ou d'hiver, en rangées de 5 à 10 cm de
profondeur et à 10 ou 15 cm les unes des autres. En massif, les disposer
par taches.
Sortir les bulbes délicats dehors : arum, crinum, gloriosa,
tubéreuse... à exposition ensoleillée.
S'il ne pleut pas, arroser les bulbes en végétation (bégonias,
glaïeuls...), sinon les fleurs peuvent avorter. Faire un arrosage très
copieux, une fois par semaine, détremper la terre en profondeur. Un
arrosage de surface favorise l'émission de racines superficielles, ce
qui rend les plantes très sensibles à la sécheresse.
Dans les zones ventées, tuteurer avec des bambous les grands iris
bulbeux en fleur ou cercler le massif à l'aide de quelques pieux fins et
d'une ficelle de jardin.
Prélever les fleurs pour les vases de la maison ,
supprimer les tiges des fleurs mortes pour faire de la place aux autres.
Tailler à la cisaille les feuilles d'Iris unguicularis presque
à ras du sol. Le soleil fera mûrir les rhizomes, condition indispensable
pour une bonne floraison l'an prochain.
Arracher les bulbes malades.
Faire un surfaçage d'engrais organique (fumier très décomposé ou
compost, plus une poudre d'os ou de corne) dans les massifs libérés.
Traiter les lis avec un produit anti-cryptogamique si le temps est
très humide, à titre préventif. Surveiller l'apparition d'insectes
(pucerons) qui véhiculent des maladies à virus beaucoup plus graves. On
reconnaît celles-ci aux marques jaunes sur les feuilles, à l'extrémité
de la tige qui se rabat en forme de canne, aux pétales ou aux feuilles
tordues, à une coloration pourpre des tiges et des feuilles. 11 faut
cependant faire attention, car ces symptômes peuvent être dus également
à un manque d'eau, une piqûre d'insecte...
Brûler tous les bulbes atteints de maladies; se laver les mains avant
de toucher les autres, car la sève véhicule les virus