II se produit dès à présent un ralentissement dans la végétation,
désormais tous les soins et l'attention se reporteront sur les fruits.
Par les nouvelles méthodes de taille et de conduite en arquant les
rameaux, la fructification apparaît plus précocement, avant même parfois
que les branches soient suffisamment fortes pour supporter le poids de
leurs fruits ; il convient donc d'étayer ces branches par des supports
individuels ou par des tirants fixés à un piquet central.
Il faut surveiller constamment l'état sanitaire des arbres et se
méfier des attaques des acariens, des chenilles défoliatrices, et
surtout du carpocapse sur les pommes.
Les pommes déjà parasitées par la chenille du carpocapse seront
récoltées (beaucoup tombent prématurément) et détruites (on peut les
utiliser en compotes); des bandes de toile ceinturant le tronc des
arbres constituent d'excellents pièges où peuvent se réfugier ces
chenilles ; on les brûle ensuite.
Sur les branches des pommiers, les proliférations de pucerons
lanigères formant des amoncellements blancs laineux avec boursouflures
des rameaux, seront nettoyées à l'aide d'un pinceau ou d'une petite
brosse (brosse à dents usagée) trempés dans une solution à base de
malathion ou de lindane. Les attaques tardives de tavelure, toujours à
craindre, seront évitées par des pulvérisations avec des fongicides de
synthèse.
Les éclaircissages de fruits sont terminés.
Sur les poiriers et pommiers conduits en cordons, espaliers, fuseaux,
on pratiquera les pincements (sorte de taille d'été). Ce travail
s'échelonnera sur les deux mois à venir, on l'exécute sur les rameaux de
l'année dont la base commence à devenir ligneuse (on le vérifie en les
courbant entre le pouce et l'index); pour cela, les tailler au sécateur
au-dessus de la cinquième feuille à partir de la base. Pour effectuer
les pincements, on visite les arbres d'assez près, aussi en profite-t-on
pour contrôler que les attaches ou ligatures ne blessent pas les
rameaux.
Attention! pour toutes les formes fruitières, les pousses terminales,
dénommées «prolongements», qui permettront à l'arbre de prendre sa forme
adulte et de remplir l'espace qui lui est destiné, ne sont jamais
pincées.