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Zone de Texte: L'osier
Zone de Texte: C'est à nouveau d'une belle tradition dont il est question, l'art d'utiliser les propriétés extraordinaires d'un arbre commun dans nos régions : 
Le saule
On sait maintenant que les premiers récipients ont été confectionnés en osier avant la terre
cuite...
Les qualités de l'osier ne sont donc plus à démontrer.
Mais c'est l'art de tresser l'osier vivant qui revient au goût du jour, une tradition très vivante dans le jardin médiéval.
Pour cela, il suffit de se procurer des tiges de saule de 1 an (viminalis, alba-vittelina, purpurea, noir de Villaine...) auprès d'une oseraie. Mais on peut également le faire simplement avec les tiges du saule pleureur de son jardin qui auront toutefois été rabattues 1 an auparavant, afin de bénéficier de pousses jeunes.
C'est du mois de novembre, dès les premières gelées jusqu'au mois d'avril que l'on peut utiliser ces tiges en les plantant environ 20-30cm dans le sol. On aura pris soin de couper l'extrémité de la tige en biseau avant de l'enfoncer dans une terre bien humide afin de faciliter l'enracinement. Le sol n'a souvent même pas besoin d'être travaillé mais on peut aussi étaler un plastique noir et planter les tiges à travers afin d'éliminer les mauvaises herbes. Ensuite attendre que la nature s'éveille... ce qui se produit au mois d'avril en général. Alors de minuscules pousses viendront garnir votre structure.. 
Lancez-vous... le résultat est surprenant...
Plantées au mois de mars, ces tiges d'osier tressées reprennent vie et formeront bientôt un magnifique écran remplaçant avantageusement certaines haies de tuyas non ?
si l'on ne possède pas de jardin, rien n'empêche de planter l'osier en jardinière (ici en plastique à cause du poids...). Bien, bien arroser et l'on disposera très vite d'un écran végétal très original sur sa terrasse.
Des pois de senteur, capucines, et même une clématite peuvent être installés dans le pot afin d'offrir des fleurs en été...
On peut aussi tresser l'osier à la base et le laisser s'épanouir en haut comme pour les plantes d'appartement... (les ficus p. ex.)Bien d'autres réalisations sont possibles telles qu'installer une tonnelle vivante ou un support vivant pour grimpante ou rosier...
L'Histoire de l'osier
Dès le XIIIème siècle, l’osier est cultivé dans la vallée du Lozon ( Les archives livrent une charte datée de 1273).
Il côtoiera les céréales et les prairies (Rémilly avait son moulin, ses bouchers, sa laiterie…) pour laisser de nos jours la place entière aux prairies.
Rémilly réunissait toutes les conditions favorables à la culture des oseraies:
Un sol de marais,
Le climat humide,
La présence de quelques saules.
L'OSIER
L'osier est une plante vivace qui aime l'humidité et grandit sans difficulté dans les lieux bas et marécageux. Plantation et récolte se font en hiver. Récolté, il est mis en bottes. Deux solutions s'offrent alors:
Laissé tel quel, c'est de l'osier vert, vendu tout "venant" ou lorsqu'il est sec, à partir du mois de juillet. 
Jusqu'au printemps, il est mis le pied dans l'humidité, puis à la montée de la sève il est décortiqué, brin par brin avec l'aide d'un pelan (ou peloir) ou, aujourd'hui, par une machine: la décortiqueuse. L'osier vert devient alors osier blanc. Sa valeur a triplé.
LES VANNIERS
Dans la vallée du Lozon, ils sont 150 ouvriers en 1727 à travailler l'osier, 200 en 1830. Dès 1848, l'industrie vannière est centralisée à Rémilly.
Le vannier d'hier travaille assis, sur une table appelée US, à la façon des statuettes de dieux hindous. Avant d'être travaillés, les brins d'osier liés en bottes sont plongés et laissés dans l'eau durant plusieurs heures afin d'être assouplis. 
Le travail de l'osier n'est, pour certains, qu'accessoire aux travaux agricoles. Le paysan vannier loue ou possède quelques terres. Sa femme, aidée des enfants, récolte et s'occupe des travaux de vannerie. Chaque famille travaille pour son propre compte et apporte son produit à l'un des quatre ou cinq "patrons" de Rémilly. Ces derniers portent alors les marchandises à la vente, en voiture, à destination des autres départements normands ou bretons. Le salaire à proprement parler n'existe pas. L'époque veut le troc des paniers contre les objets indispensables à la vie quotidienne. "Payé" seulement lorsque sa vannerie est vendue, l'ouvrier achète à crédit chez les commerçants. En 1830, le produit du commerce ainsi effectué à Rémilly est estimé à 100 000 francs or (Annuaire de la Manche 1830). Epiciers, boulangers, bouchers, merciers font des affaires car le commerce est en plein essor. 
Vers 1860, les commerçants comptent parmi eux Mr Auguste DUBOSCQ, qui tient un magasin de mercerie-nouveautés.
Parallèlement, l'amélioration des voies de communication ouvre les fermes qui produisent beurre et viande sur le monde extérieur. La vannerie trouve là son utilité : elle devient moyen de portage et de manipulation des produits fermiers.

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