Ce champignon est très dangereux.
Il peut envahir tout le rosier. Les feuilles et
les tiges se couvrent d'un duvet blanchâtre et
la croissance du rosier est stoppé. De même que
le marsonia, l'oïdium revient chaque année si
on ne pratique pas de traitement préventif.
Un printemps
doux et humide suivi d'un été pluvieux
favorisent le développement. La nature du sol a
aussi son importance. Un sol trop acide a
tendance à favoriser l'apparition de l'oïdium,
c'est pour cela que CONTRAIREMENT aux habitudes,
il faut éviter les paillis acides à base
d'écorces de pin, pire d'écorce de sapin. Petit
à petit ces paillis acidifient le sol.Le
meilleur paillis est encore la paille de
lin : elle a l'avantage de ne pas
s'envoler et de se décomposer doucement,
donnant ainsi des éléments nutritifs au
sol. Il faut en mettre une couche de 8 à
10 cm car elle se tasse assez vite. Au
printemps, griffer légèrement pour
faire pénétrer la partie en
décomposition et compléter la hauteur
de paillis.
Un
manque de chaux est également un facteur
qui favorisera l'oïdium. Enfin, certains
rosiers sont très sensibles et
nécessitent des traitements
systématiques et d'autres sont
particulièrement résistants, voir la
rubrique Comment choisir ses rosiers.Lutte
préventive :
Comme pour
les taches noires, c'est la façon la
plus efficace de lutter contre
l'oïdium...
On
peut traiter le sol avec une décoction
de prèle au printemps et à l'automne
mais l'efficacité est variable.
Le
soufre en poudrage est le traitement le
plus efficace. Il est à faire début et
fin mars, mi-avril et début mai en
préventif.
Enfin,
on peut toujours utiliser un traitement
'spécial maladies des rosiers'.
Lutte curative :
Le
soufre a moins d'effets en curatif, du
moins sur le blanc du rosier (il existe
autant d'oïdium qu'il y a de plantes
attaquées).
Seul
un traitement 'spécial maladies des
rosiers', ou à base de manèbe et de
soufre sont efficaces.
|